Le Maroc et la Jordanie ont signé, ce vendredi 28 août à Rabat, une convention d’extradition destinée à renforcer leur coopération judiciaire et juridique. L’accord a été paraphé au siège du ministère de la Justice par Abdellatif Ouahbi, ministre marocain de la Justice, et son homologue jordanien, Bassam Samir Chahada Al-Talhouni.
Cette convention intervient à l’issue d’entretiens entre les deux responsables consacrés au développement de la coopération judiciaire bilatérale, au renforcement de la coordination entre les autorités compétentes ainsi qu’à l’échange d’expertises dans les différents domaines liés à la justice.
Le nouvel instrument juridique définit les procédures applicables au traitement des demandes d’extradition entre les deux pays, dans le respect de leurs législations nationales et de leurs engagements juridiques respectifs. Il vise notamment à faciliter la remise des personnes recherchées ou condamnées et à renforcer la coopération en matière de lutte contre la criminalité et de consolidation de l’État de droit.
Lire aussi : La Royal Jordanian lance une ligne directe Amman-Casablanca à partir d’octobre
Lors de la cérémonie de signature, Abdellatif Ouahbi a qualifié cette convention d’«étape importante» dans le renforcement de la coopération judiciaire entre le Maroc et la Jordanie. Elle traduit, selon lui, «la volonté commune des deux pays de développer les cadres juridiques et institutionnels régissant leur coopération judiciaire».
Le ministre a également souligné que cet accord permettra de renforcer la coordination entre les autorités compétentes des deux pays et de faciliter l’entraide judiciaire dans les affaires nécessitant une collaboration étroite, au service de l’efficacité de la justice et de la confiance mutuelle entre leurs institutions judiciaires et juridiques.
Lire aussi : Les ressortissants jordaniens pourront entrer au Maroc avec un visa électronique dès le 10 janvier 2023
De son côté, Bassam Samir Chahada Al-Talhouni s’est félicité de la qualité des relations entre les deux Royaumes et a insisté sur la nécessité de poursuivre le développement des mécanismes de coopération et l’échange d’expertises dans les domaines d’intérêt commun.
La signature de cette convention vient ainsi compléter le dispositif de coopération judiciaire entre Rabat et Amman. En octobre 2025, les deux pays avaient déjà conclu deux accords portant respectivement sur l’entraide judiciaire et juridique en matière pénale et sur le transfèrement des personnes condamnées à des peines privatives de liberté.




