La suspension des mises en demeure adressées aux occupants de Bouznika Plage devrait être suivie d’un arbitrage du chef du gouvernement sur le sort des villas et cabanons concernés, a appris Le360, vendredi, auprès de propriétaires.
Dans un courrier adressé à ses membres, le président de l’Association Bouznika Plage (ABP), Ahmed Hakimi, les a informés que les mises en demeure leur enjoignant de libérer les lieux avant le 15 septembre étaient désormais à considérer comme «sans effet», à la suite d’un échange intervenu jeudi 27 août avec le ministère de l’Équipement et de l’Eau. Le dossier reste toutefois en suspens dans l’attente d’un arbitrage du chef du gouvernement.

Entre la mi-juillet et la mi-août, des mises en demeure avaient été signifiées par huissier de justice aux occupants de villas et cabanons de Bouznika Plage, leur enjoignant de libérer les parcelles et de les restituer dans leur état initial. Quelque 300 constructions sont concernées par cette procédure. À défaut d’exécution, l’administration menaçait d’engager les procédures administratives, juridiques et judiciaires nécessaires, pouvant aller jusqu’à l’évacuation par la force publique.
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Au cœur du contentieux figure le statut foncier des terrains concernés. Dans les mises en demeure, l’administration considère les occupants comme de simples exploitants de parcelles sur lesquelles ils ont construit sans disposer de titres fonciers individuels.
Les résidents contestent toutefois que leurs villas et cabanons empiètent sur le domaine public maritime. L’Association Bouznika Plage affirme qu’une expertise situe les constructions sur des titres fonciers relevant du domaine privé de l’État, et non du domaine public maritime.




