DGST: un coup de filet d’envergure met fin à la cavale d’un criminel recherché par Interpol

Une arrestation par des éléments de la Sûreté nationale.

Revue de presseGrâce à des renseignements d’une extrême précision fournis par la Surveillance du territoire, la police judiciaire de Casablanca a interpellé un ressortissant français de 37 ans activement recherché par Interpol. Condamné en France pour des délits financiers, des vols de véhicules et la détention d’armes, ce membre présumé de réseaux de criminalité organisée s’était réfugié au Maroc pour échapper à la justice de son pays. Cette opération d’envergure illustre le renforcement de la coopération sécuritaire transfrontalière entre Rabat et Paris, ouvrant la voie à une procédure d’extradition imminente. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 12/07/2026 à 18h25

La traque internationale d’une des principales figures du grand banditisme français a pris fin d’une manière spectaculaire à Casablanca. Les services de sécurité de la préfecture de la ville ont procédé à l’interpellation d’un Français de trente-sept ans. Qualifié de «figure mafieuse d’une haute dangerosité» par les autorités de son pays, son arrestation met fin à sa cavale dans différents pays, l’individu ayant «tenu en haleine plusieurs chancelleries et services de renseignement à travers l’Europe et le Maghreb», écrit Assabah de ce lundi 13 juillet.

Exécutée «avec une précision chirurgicale», ajoute le quotidien, cette opération «a été rendue possible grâce à un travail de l’ombre de premier plan». Selon Assabah, «ce sont en effet les analystes de la Direction générale de la surveillance du territoire qui ont réussi à intercepter et à recouper des renseignements cruciaux concernant la présence du suspect» au Maroc. Les informations de la DGST révèlent que le fugitif avait fomenté un plan sophistiqué pour se faire oublier parmi les habitants de Casablanca, ville densément peuplée, dans le but de faire de cette ville «une base arrière qui lui permettrait de gérer ses affaires criminelles, tout en se dérobant à la justice française, qui avait lancé un avis de recherche le concernant, l’individu ayant aussi fait l’objet d’une notice rouge auprès d’Interpol.

Au Maroc, signale le quotidien, «devant la menace imminente que représentait ce profil pour la sécurité et l’ordre publics, la Police judiciaire a été immédiatement mobilisée en état d’alerte maximale. Un dispositif de surveillance discret, mais hermétique, a été déployé sur le terrain, ce qui a permis de cerner le suspect, puis de l’interpeller avant qu’il ne puisse entamer une nouvelle tentative de fuite».

Le profil, les caractéristiques et l’identité complète de ce dangereux criminel, âgé d’une trentaine d’années, avaient été passés au peigne fin, et notifiés sur les fichiers d’Interpol, la police des polices, ce qui confirme toute l’importance de sa capture, indique le quotidien, qui précise qu’en France, «le Bureau central national de Paris le recherchait activement au niveau mondial afin de lui faire purger une lourde peine de prison», ajoutant que «l’homme est en effet sous le coup d’une condamnation définitive en France pour une kyrielle d’activités illicites relevant de la criminalité organisée». Assabah écrit aussi que «son casier judiciaire et les motifs de sa traque internationale font état d’une implication directe dans des réseaux de vol de véhicules à grande échelle, d’escroqueries complexes, de blanchiment de capitaux issus d’activités mafieuses ainsi que de détention illégale d’armes à feu et de munitions opérationnelles».

Selon le quotidien, «pour les autorités marocaines, cette arrestation n’est pas un fait isolé mais s’inscrit pleinement dans une doctrine sécuritaire globale». C’est pourquoi, relaie Assabah, «la Direction générale de la sûreté nationale a rapidement communiqué sur l’événement, [et a rappelé] que cette interpellation illustre l’efficacité et l’engagement constant des services de sécurité du pays dans l’activation des mécanismes de coopération policière internationale», ajoutant qu’«en s’attaquant à des cibles de cette envergure, la police marocaine réaffirme son rôle de partenaire-clé dans la lutte contre la criminalité transnationale et les réseaux mafieux transfrontaliers». Le quotidien indique par ailleurs que «le suspect a été formellement placé sous le régime de l’écrou en vue de son extradition», et relaie le fait que «le Bureau central national de Rabat, rattaché à la Sûreté nationale, a d’ores et déjà notifié ses homologues parisiens de la réussite de l’opération, lançant officiellement les procédures légales de transfert sous la supervision directe du parquet compétent».

Par La Rédaction
Le 12/07/2026 à 18h25