Présentée en amont du programme gouvernemental, cette contribution s’appuie sur un rapport réalisé à la demande de l’association par Youssef Ghouirgate, chercheur et expert, ancien secrétaire général du Médiateur pour la démocratie et les droits de l’Homme. Consacré au bilan de l’action gouvernementale en matière de droits de l’Homme durant le mandat 2021-2026, ce document évalue les engagements de l’exécutif selon 17 axes. D’après Le Médiateur, il fait ressortir des réalisations inégales, dont les retombées sur l’accès aux droits et la qualité des services demeurent insuffisantes.
L’association salue, par ailleurs, la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri par le Roi, conformément à l’article 47 de la Constitution. Annoncée le 29 septembre 2026, cette nomination doit être distinguée de l’investiture du gouvernement, qui intervient après l’obtention de la confiance de la Chambre des représentants, conformément à l’article 88.
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Le Médiateur souhaite que cette étape s’accompagne de mesures de confiance renouant avec l’esprit de l’Instance équité et réconciliation. Il appelle notamment à la libération des personnes encore détenues dans le contexte des protestations sociales, ainsi que des blogueurs et des créateurs de contenu.
Sur le fond, l’ONG invite le futur exécutif à dépasser le décompte des lois adoptées, des institutions créées, des budgets mobilisés et des programmes lancés pour apprécier leur efficacité. L’enjeu consiste, selon elle, à garantir aux citoyens un accès équitable et durable aux droits et aux services
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Elle relève cinq écarts: entre le cadre juridique et sa mise en œuvre, entre l’inscription aux dispositifs et le bénéfice effectif des prestations, entre les ressources mobilisées et la qualité des services, ainsi que les disparités sociales et territoriales et les insuffisances de coordination et de données.
Pour y remédier, Le Médiateur préconise une évaluation qualitative dans six domaines: la protection sociale, la santé, l’éducation et la formation, les droits des personnes en situation de handicap, l’emploi et les droits professionnels, ainsi que les services administratifs et numériques.
En matière de protection sociale, il recommande de suivre le passage de l’inscription à l’ouverture des droits, puis au versement régulier de prestations suffisantes. Dans la santé, la mise à niveau des établissements doit s’accompagner des ressources humaines et des équipements nécessaires, ainsi que d’un accès effectif aux rendez-vous de soins. Pour l’éducation et la formation, l’évaluation doit porter sur la poursuite de la scolarité, la qualité des apprentissages et l’équité.
L’association demande également d’accélérer l’adoption de la réforme du Code de la famille, dans un objectif de justice, d’égalité et d’équité, et de réviser la législation pénale conformément aux conventions internationales pertinentes et aux recommandations de l’Instance équité et réconciliation.
Enfin, elle plaide pour une prise en compte accrue des droits environnementaux, de la justice climatique, des droits numériques et de l’éthique biomédicale


