Depuis le 11 septembre, la Marine royale et la Marine nationale française conduisent l’exercice annuel Chebec, rendez-vous emblématique de la coopération navale entre les deux pays.
Créé en 1994, l’exercice témoigne depuis plus de trois décennies de la solidité et de la continuité de la coopération opérationnelle entre le Maroc et la France. Initialement centré sur les enjeux de sécurité et de sûreté maritimes, il a progressivement élargi son champ d’action. L’exercice permet désormais d’entraîner les équipages des deux marines dans un large éventail de domaines de lutte, allant bien au-delà de ses missions d’origine.
L’édition 2026 a débuté par une phase préparatoire à la base navale de Toulon et à la base d’aéronautique navale d’Hyères. Les équipages marocains et français y ont harmonisé leurs procédures, vérifié les équipements et préparé les scénarios avant leur déploiement en mer et leur mise en œuvre en conditions réelles.
Les équipages ont ensuite pris part à un entraînement en mer entre Toulon et Tanger. Cette traversée a permis de dérouler plusieurs séquences opérationnelles sur plusieurs jours, dans des conditions proches de celles d’un déploiement réel.
Un sous-marin nucléaire d’attaque dans la boucle
La participation d’un sous-marin nucléaire d’attaque de la Marine nationale française a marqué cette phase. Sa présence a permis d’approfondir l’entraînement dans le domaine de la lutte sous la mer, un volet particulièrement exigeant en matière de coordination entre unités de surface et sous-marines.
Après plusieurs jours d’entraînement en Méditerranée, les deux principaux bâtiments engagés dans l’exercice ont rallié Tanger. La frégate marocaine Tarik Ben Ziyad et la frégate légère furtive française Guépratte y font escale depuis le 30 septembre, une étape majeure de cette édition.
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Un «VIP Day» sera organisé à cette occasion. Il sera co-présidé par le contre-amiral Mohamed Tahin, inspecteur de la Marine royale, et le vice-Amiral d’escadre Laurent Hermann, commandant de la zone maritime Méditerranée de la Marine nationale française. Cette journée de haut niveau permettra aux deux responsables d’évaluer les résultats des entraînements conduits depuis le 11 septembre, de la phase à quai jusqu’aux manœuvres en haute mer.
L’exercice ne s’arrête pas avec l’escale tangéroise. Au terme de leur passage au port, les deux navires de guerre reprendront la mer pour mener une patrouille opérationnelle conjointe en mer d’Alboran. Cette dernière phase verra les équipages marocains et français mettre en œuvre leurs procédures et leurs capacités dans un environnement maritime partagé, à la jonction entre Méditerranée et Atlantique.
Lors de l’exercice CHEBEC 2026.
Contacté précédemment par Le360, l’État-major français des armées avait souligné que «l’exercice Chebec continue de marquer un jalon important dans la coopération opérationnelle entre la Marine nationale française et la Marine royale marocaine».
«Pilier de la coopération bilatérale franco-marocaine, les activités navales se traduisent par des actions conjointes dans les domaines de l’entraînement, de la formation, de l’hydrographie, de l’océanographie et du soutien technique. Les deux nations réaffirment également leur volonté commune de renforcer le dialogue et la coopération régionale dans le cadre de l’Initiative 5+5 Défense», avait fait savoir l’État-major français des armées.























