Le Maroc et la France ont lancé lundi dernier l’exercice CHEBEC 26 à Toulon. Cette 33ème édition intègre pour la première fois un volet cyber aux domaines traditionnels de lutte. Les entraînements à quai précèdent des opérations communes en Méditerranée.
Selon la préfecture française maritime de la Méditerranée et du commandement de la zone et de l’arrondissement maritimes Méditerranée (Cecmed), les bâtiments engagés se concentrent d’abord sur la préparation et la coordination des activités. Au programme figurent des séances sur simulateur de manœuvre et de navigation et des exercices de lutte contre les incendies et les voies d’eau. La frégate Tarik Ben Ziyad de la Marine royale constitue l’un des principaux navires du dispositif.
Lors de l’exercice CHEBEC 2026.
Parallèlement, un hélicoptère Panther de la 11F de la Marine royale s’entraîne à Hyères aux côtés de la 36F de la Marine nationale. Les simulateurs de Toulon fonctionnent ainsi à plein régime. Les mariniers français et marocains répètent les manœuvres que les navires devront exécuter en mer. Les configurations tactiques se précisent.
Les équipages se familiarisent avec les procédures de coordination entre les deux marines. Les protocoles d’échange radio, les signaux convenus, les distances de sécurité à maintenir font l’objet d’entraînements répétés. Cette phase à quai dure plusieurs jours et elle pose les bases pour les opérations ultérieures.
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La lutte incendie mobilise les équipages marocains comme français. Les infrastructures de la base navale permettent de simuler des conditions réelles. Les mariniers pratiquent l’extinction dans les locaux techniques et maîtrisent l’usage des équipements de sauvetage. Les voies d’eau constituent un scénario régulièrement testé, les équipes de pompage interviennent et les procédures d’étanchéité sont vérifiées. Ces exercices visent à préparer les mariniers à des situations d’urgence en mer.
Si la sûreté et la sécurité maritime restent au cœur de CHEBEC, cette édition élargit le spectre des entraînements proposés entre les deux marines, avec notamment l’intégration d’un volet cyber, indique Cecmed.
Contacté précédemment par Le360, l’État-major français des armées avait souligné que «l’exercice Chebec continue de marquer un jalon important dans la coopération opérationnelle entre la Marine nationale française et la Marine royale marocaine».
«Pilier de la coopération bilatérale franco-marocaine, les activités navales se traduisent par des actions conjointes dans les domaines de l’entraînement, de la formation, de l’hydrographie, de l’océanographie et du soutien technique. Les deux nations réaffirment également leur volonté commune de renforcer le dialogue et la coopération régionale dans le cadre de l’Initiative 5+5 Défense», avait fait savoir l’État-major français des armées.























