Le pouvoir d’achat, la flambée des prix et l’affaire des «frakchia» (ces intermédiaires et spéculateurs qui profitent des tensions du marché et des crises pour s’enrichir au détriment des consommateurs), continuent d’alimenter les débats lors des meetings électoraux.
Des ministres, dont Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI) et ministre de l’Équipement et de l’Eau, ont directement lié la cherté de la vie à ces pratiques de spéculation.
C’est dans ce sillage que Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, s’est interrogé sur le sort des 280 milliards de dirhams mobilisés au cours de ce mandat gouvernemental pour soutenir le pouvoir d’achat, mais dépensés sans obtenir les résultats escomptés. C’est ce que rapporte notamment le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 19 et 20 septembre.
Concernant le montant évoqué, «Mohamed Aujjar, leader du Rassemblement national des indépendants (RNI), a répliqué en soulignant que les pauvres méritent beaucoup plus que ce budget et que, si le gouvernement Akhannouch disposait de 1.000 milliards de dirhams, il les aurait consacrés à cette catégorie sociale, qui ne devrait pas être exploitée à des fins électorales et polémiques».
Lors de cette campagne électorale, poursuit le quotidien, «des ministres ont découvert le Maroc profond, rongé par la pauvreté, la précarité et le manque d’infrastructures de base en raison de la mauvaise gestion des collectivités territoriales, des préfectures et des provinces; une situation qui pousse les citoyens à quitter le pays».
C’est pourquoi «des leaders du PAM et du RNI se sont saisis de cet axe pour promettre l’augmentation du SMIG à 5.000 dirhams, l’aide sociale directe à 1.000 dirhams et les pensions de retraite à 3.000 dirhams».
Ces promesses, articulées autour du pouvoir d’achat en berne, ont été considérées par les dirigeants de l’opposition comme des insultes à l’égard des citoyens, indique le quotidien.
Cela a poussé des membres de la majorité gouvernementale sortante à répliquer en accusant ces derniers, dont Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD et ancien chef du gouvernement, d’avoir causé, par leur gestion passée en tant que ministres, ce lourd héritage social.




