Pour répondre aux critiques visant les indicateurs qui déterminent les bénéficiaires de l’aide sociale directe, le gouvernement, par la voix de son porte-parole Mustapha Baïtas, a répliqué, ce jeudi, que ce soutien étatique a profité jusqu’ici à «12,5 millions de personnes, soit environ 4 millions de familles».
S’exprimant lors de son point de presse hebdomadaire, tenu à l’issue du Conseil de gouvernement, Mustapha Baïtas est revenu sur ce dispositif en déclarant que le montant total des dépenses engagées s’élève, à ce jour, à environ 51 milliards de dirhams.
Le porte-parole du gouvernement a également réaffirmé que ce chantier a vu le jour à l’initiative du roi Mohammed VI et qu’il a été mis en œuvre sous le mandat du gouvernement actuel. «C’est un chantier royal que le gouvernement a mis en œuvre», a-t-il affirmé, avant de préciser que cette aide a notamment profité à quelque 5,5 millions d’enfants, en particulier ceux en situation de santé difficile et dont l’âge ne dépasse pas 21 ans.
Le dispositif concerne également 1,7 million de personnes âgées de 60 ans et plus. Selon Mustapha Baïtas, le monde rural et les zones vulnérables représentent 60% des bénéficiaires de cette aide sociale directe.
Le porte-parole du gouvernement a ajouté que les 30% de la population la plus vulnérable «ont capté 84% de cette aide sociale». Cela signifie, selon lui, que ce soutien est ciblé et qu’il s’adresse en priorité aux catégories les plus nécessiteuses et les plus fragiles.
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Il faut toutefois noter qu’une grande partie des critiques porte justement sur les indicateurs utilisés par les pouvoirs publics pour déterminer les bénéficiaires. Selon plusieurs partis de l’opposition, notamment l’USFP, le PPS, le MP et le PJD, ces critères privent de nombreuses personnes vulnérables de cette aide.
Ces formations réclament ainsi une révision des indicateurs d’éligibilité afin d’élargir l’accès au dispositif et de corriger les situations d’exclusion signalées sur le terrain. Le gouvernement, pour sa part, défend le ciblage actuel en mettant en avant le volume des bénéficiaires, l’importance de l’effort budgétaire et la concentration de l’aide sur les catégories les plus fragiles.
Entre défense du bilan social et contestation des critères d’éligibilité, le débat autour de l’aide directe reste ouvert. Le gouvernement met en avant 12,5 millions de bénéficiaires et 51 milliards de dirhams mobilisés, tandis que l’opposition insiste sur la nécessité de revoir les indicateurs afin que le dispositif atteigne davantage de personnes vulnérables.



