«Autour de quoi tournent ces élections? Pourquoi ces tirs croisés? Et pourquoi le PAM a-t-il l’ambition de diriger le gouvernement?», s’est interrogé Younes Sekkouri devant les militants et sympathisants réunis à Tanger.
Pour le responsable du PAM, la première condition pour peser sur les décisions publiques réside dans le choix des candidats. «Le PAM repose sur la qualité et le niveau de ses candidats et candidates», a-t-il affirmé, appelant les électeurs à accorder leur confiance aux représentants du parti.
«Si votre parlementaire n’est pas au niveau, jamais vos problèmes n’atteindront les centres de décision», a-t-il lancé, avant d’appeler les électeurs à «voter en masse» pour les candidats du PAM.
Deuxième argument avancé par Sekkouri: le programme électoral du parti. Alors que, selon lui, plusieurs formations politiques engagées dans la course électorale ne disposeraient pas d’un programme suffisamment structuré, le PAM entend mettre en avant un projet présenté comme directement lié aux préoccupations des ménages.
Le ministre a notamment cité les engagements sociaux du parti, à commencer par l’aide sociale directe.
Sur ce volet, il a défendu la proposition du PAM de porter progressivement cette aide de 500 à 1.000 dirhams, ainsi que de faire évoluer les critères d’éligibilité. «Il faut avoir l’audace, en tant que parti, d’oser dire que vous allez revoir, voire supprimer, l’indice socio-économique du Registre social unifié», a-t-il déclaré.
Le dispositif d’aide aurait également vocation à accompagner les bénéficiaires au début de leur parcours professionnel. «Même si vous travaillez, vous pourrez continuer à percevoir cette aide en complément de votre salaire», a expliqué Sekkouri. Le mécanisme serait ensuite appelé à évoluer progressivement, à mesure que la situation professionnelle du bénéficiaire se stabilise, afin de permettre à d’autres personnes dans le besoin d’en bénéficier à leur tour.
Une pension minimale de 3.000 dirhams à l’horizon 2031
Évoquant les retraites, Younes Sekkouri a insisté sur la situation des personnes âgées percevant aujourd’hui de faibles pensions.
«Des centaines de milliers de nos parents perçoivent des pensions très faibles, de 800, 1.000, voire 1.200 dirhams», a-t-il relevé.
Le PAM s’engage, a-t-il poursuivi, à porter le montant minimal de la pension à 3.000 dirhams d’ici à la fin du prochain mandat.
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Mais c’est surtout sur la question de l’accès à la direction du gouvernement que Sekkouri a voulu être explicite.
«Dans le domaine de l’emploi, nous avons fait pas mal de choses, mais nous n’avons pas pu tout faire. Vous savez pourquoi? Parce que nous ne dirigeons pas le gouvernement», a-t-il déclaré.
Et d’ajouter: «Aujourd’hui, nous voulons diriger le gouvernement grâce à votre confiance et à vos voix lors du scrutin du 23 septembre.»
Pour justifier cette ambition, il a également mis en avant l’expérience acquise par les cadres du parti au sein de l’exécutif.
«Nous voulons diriger le gouvernement parce que le PAM dispose de compétences et d’une expérience solides. Forts de l’expérience acquise au sein du gouvernement sortant, nous sommes en mesure d’être immédiatement opérationnels dès l’élaboration du prochain projet de loi de finances, sans perdre de temps, afin de mettre en œuvre le programme que les Marocains auront choisi», a-t-il affirmé.
Dernier argument avancé par Sekkouri: l’ancrage populaire du PAM et la proximité de ses responsables avec les citoyens.
«Nous sommes des militants issus du peuple et nous sommes au plus près des préoccupations des citoyens», a-t-il lancé.
Il a enfin promis que le PAM entendait aller jusqu’au bout des combats qu’il choisirait de mener: «Lorsque nous nous engageons à défendre un sujet, nous le défendons jusqu’au bout», a-t-il affirmé.




