3.000 dirhams de retraite minimum, jusqu’à 4.000 dirhams de hausse mensuelle pour certains actifs, pension intégrale pour les veuves… À Agadir, Fouzi Lekjaa a détaillé les principales mesures sociales que le Parti authenticité et modernité (PAM) entend mettre sur la table s’il remporte les élections législatives du 23 septembre.
Réuni au théâtre de verdure d’Agadir, un large public a assisté à cette rencontre, en présence notamment d’Abdellatif Ouahbi, de Younes Sekkouri, de plusieurs candidats du PAM dans la région de Souss-Massa ainsi que de militants du parti.
Dans son intervention, Fouzi Lekjaa a notamment insisté sur le pouvoir d’achat, qui constitue l’un des principaux axes du programme présenté par le PAM. «Le pouvoir d’achat des citoyennes et des citoyens doit être préservé, et les produits nécessaires à la vie quotidienne doivent rester à des prix normaux», a-t-il déclaré.
Pour les retraités, le PAM propose de fixer le minimum de pension à 3.000 dirhams. Pour les personnes toujours en activité, le parti prévoit une révision globale de la fiscalité, qui devrait, selon Fouzi Lekjaa, permettre des augmentations de revenus allant de 1.500 à 4.000 dirhams par mois.
Le responsable du PAM a également évoqué le cas des veuves. En cas de décès du mari, le parti propose de maintenir l’intégralité de sa pension au profit de son épouse. «La famille reste la même. Les enfants continuent d’étudier et les dépenses restent les mêmes, voire augmentent. La veuve doit donc conserver la retraite dans son intégralité», a-t-il expliqué.
Sur les prix, Fouzi Lekjaa veut également revoir la manière dont les produits de première nécessité arrivent jusqu’au consommateur. Le parti propose de revoir et de mieux encadrer leur distribution afin de limiter les écarts entre le prix payé au producteur et celui payé par le consommateur.
«Nous devons revoir la distribution des produits de première nécessité et mieux la maîtriser, pour que le prix entre le producteur et le consommateur reste raisonnable et corresponde à la marge commerciale», a-t-il expliqué.
La jeunesse constitue un autre volet du programme présenté à Agadir. Fouzi Lekjaa estime que l’accumulation des difficultés a fragilisé la situation d’une partie des jeunes et plaide pour un changement d’approche.
«Nous proposons un programme et une vision globale pour traiter ces problèmes et faire de la jeunesse une force capable de créer de la valeur ajoutée, et non une jeunesse qui vit en marge», a-t-il déclaré.
Le PAM prévoit également de consacrer une place importante à la santé et à l’éducation, avec un objectif fixé à 2031. Fouzi Lekjaa veut notamment que les services proposés dans ces deux secteurs répondent aux besoins des citoyens dans l’ensemble du Royaume.
«En 2031, nous devons avoir un secteur de la santé et de l’éducation à la hauteur des attentes des citoyennes et des citoyens marocains dans toutes les régions du Royaume», a-t-il affirmé.
Lors du discours de Fouzi Lekjaa à Agadir. (M. Oubarka/Le360)
Ces propositions, assure-t-il, s’inscrivent dans les orientations royales visant à réduire les écarts de développement entre les différentes régions. «Il ne doit pas y avoir deux vitesses. Nous allons œuvrer pour que le Maroc avance au même rythme», a-t-il déclaré.
Reste la question du financement. Fouzi Lekjaa assure que les mesures annoncées ne sont pas de simples promesses, mais le résultat d’un travail mené au sein du parti. Leur mise en œuvre est chiffrée à 350 milliards de dirhams sur cinq ans, soit 70 milliards de dirhams par an.
«Ce programme n’est pas constitué de promesses, d’opinions ou de souhaits. Ce sont des propositions concrètes sur lesquelles les membres du PAM ont travaillé», a-t-il insisté, affirmant que le parti a également identifié les moyens de mobiliser ces ressources sans augmenter les impôts des citoyens.




















