Le Rassemblement national des indépendants (RNI) aurait menacé de saisir la Cour constitutionnelle pour faire acter la déchéance des parlementaires ayant quitté ses rangs afin de rejoindre d’autres formations politiques, notamment le Parti authenticité et modernité (PAM), dans le cas où ils remporteraient leur siège. «Le parti a d’ailleurs traqué certains parlementaires ayant rallié le Tracteur, refusant leur démission pour des raisons liées à leurs obligations financières envers le parti», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 17 septembre.
Lors d’un meeting électoral organisé dimanche dernier dans la province d’Essaouira, le chef du gouvernement sortant et ancien président du RNI, Aziz Akhannouch, a fermement dénoncé la transhumance politique. Il a mis en garde les parlementaires ayant changé de couleur politique contre le risque de perdre leur siège, rappelant que «les listes déposées par certains d’entre eux feront l’objet de recours systématiques devant la Cour constitutionnelle». Il a également souligné que «le RNI ne fermera pas les yeux sur ces cas de transhumance politique».
La Cour constitutionnelle, rappelle le quotidien, a validé la démission de trente parlementaires, passés maîtres en matière de transhumance politique, qui ont mis à profit les lois relatives aux partis politiques, lesquelles devraient être réformées dans leur globalité.
Par ailleurs, et dans le cadre du suivi des élections dans les différentes circonscriptions, indiquent les mêmes sources, chaque parti politique a mis en place, au niveau de son siège, une cellule de veille chargée de collecter les preuves d’irrégularités et de violations des lois électorales en vue d’éventuels recours devant la Cour constitutionnelle. Cette mission a été confiée aux avocats des partis afin de rassembler les éléments nécessaires pour relever d’éventuels manquements aux lois électorales commis par des candidats concurrents.
Toujours selon les mêmes sources, «le nombre de listes de candidatures présentées à l’échelle nationale au titre de l’ensemble des circonscriptions électorales, locales et régionales, est de 1.850, pour un total de 7.288 candidatures, avec une moyenne nationale de plus de 18 candidats par siège». S’agissant des circonscriptions électorales locales, le nombre de listes de candidatures s’élève à 1.615, comptant 5.505 candidates et candidats, avec une moyenne de plus de 18 candidats par siège, contre 1.472 listes lors des élections législatives de 2021, comprenant 5.046 candidats. Concernant les listes des circonscriptions électorales régionales, dédiées exclusivement aux femmes dans les douze régions, leur nombre s’élève à 235.




