Lekjaa s’en prend au RNI à Oujda: «la gestion de la ville est indigne de la locomotive de l’Oriental»

Lors du discours de Fouzi Lekjaa à Oujda, le 16 septembre 2026.(M.Chellay/Le360)

Le 16/09/2026 à 19h43

VidéoPoursuivant son périple dans l’Oriental, Fouzi Lekjaa a fait étape à Oujda, où il a vivement critiqué la gestion de la commune. Face à ses sympathisants, le candidat du PAM a dressé le constat d’une ville qui, selon lui, ne reflète plus son statut de capitale régionale, pointant au passage plusieurs carences qui affectent le quotidien des Oujdis.

Après Guercif, Taourirt et Aghbal, Fouzi Lekjaa a poursuivi sa tournée dans l’Oriental en faisant étape à Oujda. Cette fois, c’est la gestion de la commune qui s’est retrouvée dans son viseur. Sans citer directement le RNI, qui préside aux destinées de la ville, le membre du bureau politique du PAM a dressé un tableau peu flatteur de la capitale de l’Oriental, en s’appuyant sur plusieurs dossiers qui touchent directement les habitants.

«Chaque fois que je visite la ville d’Oujda, je ressens de la peine», a déclaré Fouzi Lekjaa, avant de résumer son constat: «Ce n’est pas le niveau auquel devrait se trouver la locomotive de la région de l’Oriental.» Pour étayer son propos, il s’est attardé sur des problèmes très concrets, à commencer par le transport urbain.

Le responsable politique a notamment pointé l’état des bus qui assurent les déplacements des habitants. Pour lui, le contraste est saisissant entre le statut d’une ville millénaire et les conditions dans lesquelles une partie de sa population continue de se déplacer. «On ne peut pas accepter que les citoyennes et les citoyens continuent de se déplacer dans des bus qui font honte», a-t-il lancé.

Autre dossier mis en avant: celui des jeunes. Fouzi Lekjaa a dénoncé le manque de perspectives en matière d’emploi, d’investissement et d’entrepreneuriat, appelant à ne pas laisser cette frange de la population sans débouchés.

«On ne peut pas fermer toutes les perspectives aux jeunes de la ville d’Oujda, que ce soit en matière d’investissement, d’emploi ou de création de petites et moyennes entreprises. C’est une chose qui n’est pas acceptable», a-t-il affirmé.

La question sanitaire a ensuite permis à Fouzi Lekjaa d’élargir son propos à l’ensemble de l’Oriental. Il a notamment mis en cause la concentration de l’offre autour du CHU d’Oujda, estimant que les autres provinces de la région doivent également disposer d’infrastructures sanitaires à la hauteur de leurs besoins.

«On ne peut pas faire en sorte que la situation sanitaire de toute la région de l’Oriental reste liée au CHU et qu’en dehors de celui-ci, il n’y ait rien, ni dans les provinces ni dans les cercles», a-t-il déclaré.

C’est dans ce contexte qu’il a cité l’hôpital de Berkane, sa ville d’origine. «L’hôpital de Berkane, celui qui veut aller le voir, qu’il aille le voir, il est ouvert», a-t-il lancé. Avant d’ajouter: «On ne peut pas le compter parmi les réalisations ou les infrastructures du XXe siècle, encore moins du XXIe siècle.»

En filigrane de ces critiques, Fouzi Lekjaa a surtout opposé la politique aux résultats concrets sur le terrain. Il a appelé à s’éloigner du débat politique stérile, estimant que les citoyens sont capables de juger l’action des responsables à partir de ce qu’ils réalisent effectivement.

«Les Marocains sont intelligents et savent distinguer ceux qui travaillent avec sincérité et avec le cœur de ceux qui trichent et travaillent pour leurs propres intérêts», a-t-il conclu.

Par Mohammed Chellay
Le 16/09/2026 à 19h43