Mohamed Chakir Alaoui a construit une grande partie de sa carrière au sein de l’Agence France-Presse, en tant que correspondant à Rabat. Il y a exercé plusieurs métiers de l’agence: correspondant, dépêchiste et reporter. Ce parcours l’a conduit à couvrir l’actualité et à effectuer des reportages et missions en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique. Il a également accompagné des ministres et responsables marocains lors de déplacements officiels à l’étranger.
Au fil de sa carrière, il a par ailleurs développé une expérience de conseil en communication, qu’il décrit comme ayant enrichi sa connaissance des institutions et des enjeux médiatiques.
En 2014, il rejoint Le360 dès les débuts du média et accompagne son développement dans un paysage médiatique qu’il décrit comme étant en pleine transformation. Il y poursuit son travail de journaliste et présente l’émission «Grand Format», dans laquelle il reçoit et interroge des personnalités politiques, économiques et institutionnelles.
«Le terrain reste le premier lieu du journalisme»
Mohamed Chakir Alaoui revient sur son vécu de terrain à travers plusieurs continents. Il affirme: «Voir, écouter, vérifier, raconter: le terrain reste le premier lieu du journalisme.» Il indique que son parcours l’a placé au contact de réalités politiques, économiques et sociales différentes, en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique, et que cette ouverture internationale nourrit une conviction: le journaliste doit rester curieux, indépendant et fidèle aux faits, quels que soient les outils ou les formats utilisés.
Sa démarche met en avant une continuité entre le journalisme d’agence et les nouveaux formats. Il y est indiqué: «Les outils changent. L’exigence journalistique demeure.» De l’agence de presse au média numérique, du travail de dépêche aux interviews et aux reportages, son itinéraire est décrit comme le témoin des mutations qu’a connues le métier. À Le360, Mohamed Chakir Alaoui poursuit cette pratique du terrain et du dialogue avec les acteurs de l’actualité, en reliant les acquis du journalisme d’agence aux nouveaux formats audiovisuels et numériques.
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Mohamed Chakir Alaoui écrit: «Après une vie consacrée au journalisme, je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service de notre profession.» Il rappelle avoir connu le journalisme de terrain, l’urgence de la dépêche, les reportages à l’étranger, les grands entretiens, les mutations technologiques et l’émergence des médias numériques.
Il estime que la profession a profondément changé, mais que certaines exigences doivent rester intactes: la rigueur, la liberté, l’indépendance, la responsabilité et la crédibilité de l’information. Sa candidature au Conseil national de la presse (CNP) s’inscrit, selon ses termes, dans la volonté de «défendre les journalistes, accompagner l’évolution de notre métier et contribuer à renforcer la confiance entre la presse et les citoyens».
Quatre engagements pour la profession
Mohamed Chakir Alaoui détaille quatre engagements pour le journalisme, présentés comme autant de leviers pour préserver les fondamentaux de la profession, accompagner ses mutations et préparer son avenir. Le premier engagement consiste à défendre les journalistes et la dignité de leur métier. Il s’agit, selon le texte, de mieux reconnaître cette profession, de défendre les droits des journalistes et d’améliorer leurs conditions d’exercice, avec une attention particulière portée aux situations de précarité et aux nouvelles générations.
Le deuxième engagement porte sur la préservation de l’indépendance, de l’éthique et de la crédibilité. Le candidat propose de faire de la déontologie, de la vérification des faits, du pluralisme, de l’indépendance éditoriale et de la responsabilité les repères essentiels de la profession.
Le troisième engagement concerne l’accompagnement de la transformation numérique. Il s’agit d’anticiper les mutations liées aux réseaux sociaux, à la désinformation, aux nouveaux modèles économiques, à l’Intelligence artificielle (IA) et à la protection des contenus journalistiques.
Le quatrième engagement porte sur la transmission, à travers la formation et la préparation de la nouvelle génération. Il propose de renforcer la formation continue et de créer davantage de passerelles entre les générations, afin de transmettre les fondamentaux du métier tout en intégrant les nouveaux usages et formats.
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Quant à sa vision pour la profession, Mohamed Chakir Alaoui affirme que la qualité de l’information dépend d’abord de celles et ceux qui la produisent, et qu’un journaliste respecté et protégé est aussi un journaliste plus libre. Il considère que, dans un environnement où l’information circule toujours plus vite, la crédibilité de la presse constitue le bien le plus précieux de la profession et que le Conseil doit contribuer à faire vivre les principes de déontologie et d’indépendance tout en demeurant un espace au service des journalistes.
Il indique avoir connu successivement le temps de la dépêche et du télex, celui d’Internet, des médias numériques et aujourd’hui de l’IA, chaque transformation apportant, selon lui, des opportunités mais aussi de nouveaux risques. Il en tire la conclusion que la profession doit accompagner ces mutations plutôt que les subir.
Il conclut en affirmant que l’expérience acquise au fil de sa carrière n’a de valeur, selon lui, que si elle se transmet. Mohamed Chakir Alaoui se présente ainsi sous le numéro 15 aux élections du Conseil national de la presse 2026.




