Législatives 2026: quand les programmes sociaux servent de monnaie d’échange électorale!

Un électeur glisse son bulletin de vote dans une urne. (Photo d'illustration)

Revue de presseDes candidats de la région de Casablanca-Settat auraient instrumentalisé des programmes sociaux afin de faire pression sur les électeurs et d’obtenir leurs voix le jour du scrutin. Les détails dans cette revue de presse qui provient du quotidien Assabah.

Le 07/09/2026 à 19h44

Les programmes sociaux et la précarité sont en passe de devenir une monnaie d’échange instrumentalisée comme arme de pression électorale pour obtenir les voix de certains électeurs pendant ces élections législatives prévues le mercredi 23 septembre.

«Qu’il s’agisse de reloger les habitants des bidonvilles, de déplacer les marchands ambulants ou de menaces de démolition de certains locaux, ces actions de terrain sont instrumentalisées et fortement manipulées par certains candidats à des fins purement électorales dans certaines circonscriptions électorales locales de la région de Casablanca-Settat», fait remarquer le quotidien Assabah dans son édition du mardi 8 septembre.

Dans des déclarations au quotidien, des candidats de la région de Casablanca-Settat ont mis en garde contre l’exploitation des politiques sociales à des fins purement électorales.Ainsi, «les promesses liées à la réorganisation des marchés ou au logement social pourraient se transformer en pressions électorales en faveur d’un candidat ou d’un parti politique», souligne le quotidien.

«Ces affaires relatives au relogement, au réaménagement des quartiers, au recasement des habitants des bidonvilles et des commerçants, ainsi qu’aux mises en demeure pour les cas de démolition, devraient être au cœur de programmes sociaux et de décisions institutionnelles claires, et non pas faire l’objet d’une marchandisation électorale», a déclaré au quotidien un candidat, appelant les autorités compétentes à intervenir pour mettre un terme à ces pratiques.

D’autres candidats ont souligné la nécessité de distinguer les programmes électoraux chiffrés et argumentés, propices au débat, des promesses électorales démesurées et de l’exploitation de la précarité des habitants à des fins purement électorales. «Cette situation place les autorités compétentes face à la responsabilité d’assurer le bon déroulement de l’opération électorale et de sa campagne dans le respect des lois en vigueur, de garantir la protection des programmes sociaux et de faire preuve d’une totale neutralité», souligne le quotidien.

Par La Rédaction
Le 07/09/2026 à 19h44