À l’approche de l’échéance des élections législatives, tous les regards se tournent vers la liste régionale féminine de la région de Rabat-Salé-Kénitra, qui s’annonce comme le théâtre d’une compétition acharnée entre les formations politiques. La dynamique propre à ce scrutin révèle d’emblée que la bataille ne se résumera pas à une simple course pour la première position, mais qu’elle se jouera avant tout dans la préservation d’un siège au sein du cercle restreint des élues. Avec un total de dix sièges à pourvoir, chaque parti devra engranger un capital de voix suffisant pour se hisser dans les premières places, condition sine qua non pour décrocher un mandat, relaie Al Akhbar de ce jeudi 3 septembre.
La lecture des résultats des précédentes législatives de 2021 permet de se faire une idée sur les tensions qui pourraient marquer ce scrutin : sur neuf partis en lice, huit avaient alors obtenu un siège, le RNI s’étant, pour sa part, vu attribuer deux places. Ce relatif équilibre témoigne de l’étroitesse des marges ayant caractérisé la compétition, si bien que la moindre inflexion dans la répartition des suffrages est susceptible de bouleverser la cartographie électorale finale.
Pour les élections à venir, le RNI engage sa campagne sous la houlette d’Aâtimad Zahidi, dont la feuille de route politique et organisationnelle s’est étoffée depuis son départ du PJD et son ralliement au parti des Indépendants, avant d’être portée à l’unanimité à la présidence du conseil préfectoral de Skhirat-Témara. Le PAM, de son côté, mise sur Leila Balgha, après avoir conquis un siège en 2021 grâce à Latifa Lablih. Quant au parti de l’Istiqlal, qui avait également décroché un mandat sous la conduite de Khadija Zoumi, il aligne cette fois Rahma Taïebi Ouazzani.
Le PJD fait son entrée dans la compétition avec Hind Elbiki, après avoir bénéficié en 2021 du succès de Rabia Bouji. Cette participation intervient dans un contexte bien différent de la précédente échéance, le parti islamiste ayant enregistré un net recul, et se trouvant désormais confronté au défi de reconstruire sa présence électorale et de renouer avec une partie de sa vigueur passée.
De son côté, le PPS a désigné Soumia Mounsif Hajji, membre de son bureau politique et présidente de la commission de l’égalité et des droits des femmes, laquelle succède à sa représentante Nadia Touhami ayant remporté un siège lors du dernier scrutin. L’USFP, quant à elle, mise sur Khadija Kiniane, membre du bureau politique et de la Fédération démocratique du travail (FDT), après avoir obtenu un siège en 2021 par l’intermédiaire d’Aïcha Kourji. Le Mouvement démocratique et social (MDS) est représenté par Fatiha Lahjouji, membre du bureau politique et présidente de la commission féminine du parti, tandis qu’en 2021, c’est Khadija Al Bacha qui avait décroché le siège.
L’Alliance de la gauche, de son côté, emmenée par Souad Frikich, ambitionne de réaliser une percée électorale dans cette circonscription en capitalisant sur le rassemblement d’une partie des voix de gauche au sein d’une liste unifiée, écrit Al Akhbar. L’Union constitutionnelle (UC) participe avec Fatima Zahra Belmahi, après avoir conquis un siège en 2021 par l’entremise de Jihane Tatou. Toutes ces candidates se trouvent face à une épreuve électorale d’une exigence redoutable : l’obtention d’un siège dans cette circonscription ne dépend pas tant de la force intrinsèque du parti que de sa capacité à rassembler un nombre suffisant de suffrages pour figurer parmi les dix premières positions.




