Législatives: le dialogue social gelé, les syndicats réclament l’exécution de l’accord du 26 avril

Lors d'une réunion de l'exécutif avec les partenaires sociaux, dans le cadre de la session d'avril du dialogue social, le 17 avril 2026.

Revue de presseAlors que les centrales syndicales demandent un nouveau round de dialogue social et la pleine application des accords du 26 avril 2011, signés dans ce cadre, le gouvernement brandit la carte de l’expédition des affaires courantes. Les détails dans cette revue de presse qui provient du quotidien Assabah.

Le 31/08/2026 à 19h58

Le gouvernement sortant aurait décliné la demande des centrales syndicales les plus représentatives visant à mener un nouveau round du dialogue social. Et ce, «pour des raisons électorales», laissent entendre des sources gouvernementales au quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du mardi 1er septembre.

Les mêmes sources précisent que «le gouvernement, qui a déjà pris en compte les revendications des fonctionnaires et des salariés grâce à une enveloppe budgétaire de 45 milliards de dirhams, ne refuse pas pour autant un nouveau round de dialogue social, mais la conjoncture électorale ne le permet pas».

À ce propos, les mêmes sources évoquent l’article 37 de la loi organique n° 065.13 relative à l’organisation et au fonctionnement du gouvernement, qui définit la notion d’expédition des affaires courantes comme «l’adoption des décrets et décisions nécessaires pour garantir la continuité des services de l’État». Il exclut de ce cadre «les mesures susceptibles d’engager durablement le prochain gouvernement, telles que l’approbation de projets de lois et les nominations aux fonctions supérieures», rappelle le quotidien. Depuis la suspension des conseils de gouvernement, le 22 juillet, le gouvernement d’Aziz Akhannouch est un gouvernement d’affaires courantes.

D’après les mêmes sources, certains ministres ont suspendu leurs activités ministérielles, non pas en réponse à l’appel des leaders de l’opposition, qui avaient mis en garde contre toute exploitation des ressources de l’État à des fins électorales, mais en raison de leurs vacances et de visites de terrain dans les circonscriptions électorales où ils se présenteront.

«Le gouvernement a également brillé par son absence à la suite des événements du préside occupé de Sebta. Alors que les citoyens et les partis d’opposition attendaient un communiqué officiel sur cette crise, leur attente est restée vaine», écrit le quotidien.

Dans ce sillage, le quotidien rappelle la revendication des retraités exclus de la promotion hors échelle, qui demeure au cœur du débat social et syndical. Cette catégorie de fonctionnaires, ajoute la même source, demande instamment «la pleine application des accords du 26 avril 2011, signés dans le cadre du dialogue social».

Par La Rédaction
Le 31/08/2026 à 19h58