L’achèvement du cadre réglementaire relatif aux trottinettes électriques et aux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), consacré par la publication des décrets n° 2.24.393 et 2.25.145, soumet désormais leur usage à des règles de conduite claires et contraignantes.
Parmi les mesures phares, la limitation stricte de la vitesse à 25 km/h s’impose à l’ensemble de ces engins, tandis que le port d’un casque de protection homologué, correctement ajusté, devient une obligation impérative pour leurs utilisateurs. «Ces dispositions viennent clore une longue période d’incertitude juridique, durant laquelle la circulation de ces moyens de transport, bien que florissante dans plusieurs villes du royaume, évoluait trop souvent en l’absence de textes spécifiques et explicites», rapporte Al Akhbar de ce mardi 8 septembre.
Désormais, la conduite d’une trottinette ne saurait relever du seul arbitrage personnel. Le nouveau règlement prohibe en effet l’usage d’écouteurs, de casques audio ou de tout dispositif similaire pendant la conduite, mesure destinée à préserver la pleine attention du conducteur face à son environnement, en particulier sur les voies à trafic dense.
La loi se montre également plus stricte en ce qui concerne les espaces autorisés : il est formellement interdit aux EDPM de circuler hors des agglomérations, sauf sur les pistes cyclables aménagées pour les vélos. Cette interdiction met fin à une pratique courante chez certains usagers, qui utilisaient ces engins sur les routes extra-urbaines, désormais exclues de leur périmètre de déplacement.
Sur le plan technique, le règlement définit l’EDPM comme un véhicule conçu pour une seule personne, dépourvu de siège, équipé d’un moteur non thermique et destiné à évoluer à une vitesse comprise entre 6 et 25 km/h. «Le vélo à pédalage assisté, quant à lui, doit être muni d’un moteur électrique d’une puissance maximale de 250 watts, avec une assistance qui s’interrompt automatiquement dès l’arrêt du pédalage et diminue progressivement pour cesser totalement avant d’atteindre 25 km/h», écrit Al Akhbar.
S’agissant des délais d’application, une confusion mérite d’être levée. Bien que le décret relatif aux caractéristiques techniques ait prévu une période transitoire, l’évocation récente d’un délai supplémentaire de six mois accordé aux utilisateurs ne repose sur aucun fondement juridique valable. En effet, le calendrier initial, fixé par le premier décret publié en 2025, a commencé à courir dès sa parution et s’achèvera en avril 2026. Quant au second décret, relatif au code de la route, il a été promulgué en juillet 2026, avant d’être complété par l’ensemble réglementaire spécifique aux EDPM, achevant ainsi la cohérence d’un dispositif désormais pleinement opérationnel.




