Tunnel de l’Ourika, législatives 2026, pouvoir d’achat: Nizar Baraka décline ses priorités

Nizar Baraka, ministre de l'Équipement et de l'eau

Nizar Baraka, ministre de l'Équipement et de l'eau.

Invité de l’émission Saâat Assaraha sur 2M, Nizar Baraka a défendu le projet de tunnel reliant Marrakech à Ouarzazate, tout en réaffirmant les ambitions électorales de l’Istiqlal pour 2026. Le ministre a également abordé les enjeux liés aux infrastructures, dénoncé les dysfonctionnements des circuits de distribution et précisé les orientations politiques de sa formation.

Le 07/05/2026 à 16h05

Invité de l’émission hebdomadaire Saâat Assaraha diffusée sur 2M, Nizar Baraka s’est exprimé à la fois en tant que ministre de l’Équipement et de l’Eau et secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, assumant une double lecture, à la fois sectorielle et politique.

Sur le volet des infrastructures, le responsable gouvernemental est revenu sur le projet structurant de liaison routière entre Marrakech et Ouarzazate, réaffirmant la pertinence de l’option du tunnel de l’Ourika. Long de 10 kilomètres, cet ouvrage d’art, inscrit dans une logique d’optimisation de la connectivité territoriale, permettrait de réduire le temps de parcours d’environ 80 minutes. Malgré les reports successifs liés à des contraintes techniques et financières, «le projet reste possible et nécessaire», a-t-il insisté, le présentant comme un levier d’intégration régionale et de désenclavement.

Sur le plan politique, Nizar Baraka a réitéré l’ambition de sa formation de remporter les élections législatives prévues le 23 septembre 2026. Il a mis en avant la mobilisation des structures partisanes et de la jeunesse, soulignant que «le parti reste dynamique et à l’écoute des citoyens».

Tout en défendant le bilan de la majorité gouvernementale sortante, le dirigeant istiqlalien a pointé les dysfonctionnements persistants dans les circuits de distribution, dénonçant le rôle des intermédiaires informels — communément appelés «fraqchya» — accusés d’alimenter la spéculation et de peser sur les prix à la consommation. «Notre engagement dépasse les échéances électorales. Nous continuerons à dénoncer ces pratiques, qu’elles viennent du gouvernement ou de l’opposition, car l’enjeu est la préservation du pouvoir d’achat et le rétablissement de la confiance des citoyens», a-t-il déclaré.

Interrogé sur la communication gouvernementale, Nizar Baraka a reconnu la nécessité de renforcer l’interaction avec l’opinion publique, tout en estimant que des efforts ont été engagés pour améliorer la proximité avec les citoyens. Dans cette perspective, il a annoncé que le Parti de l’Istiqlal envisage la création d’une chaîne de télévision dédiée dans le cadre de sa stratégie de communication électorale.

Enfin, questionné sur l’éventuel recours à des candidatures issues des milieux artistiques et culturels, le secrétaire général du parti a écarté cette option, sauf dans le cas où ces profils seraient déjà engagés dans une démarche militante structurée.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 07/05/2026 à 16h05