Lors de la séance des questions orales au Parlement, tenue ce lundi 4 mai, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a tenu à lever toute ambiguïté concernant la nature des travaux de la voie express Tiznit-Dakhla.
Interpellé sur l’absence de doublement des voies sur le tronçon reliant Laâyoune à Dakhla, le ministre a apporté un démenti factuel aux critiques suggérant un décalage par rapport au projet initial.
S’appuyant sur sa présence lors de la signature des conventions devant le roi Mohammed VI, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a affirmé être prêt à mettre le document à la disposition des députés pour qu’ils puissent s’assurer que le projet, tel qu’il a été conçu en 2015, reposait bien sur une architecture hybride et non sur une voie express intégrale d’un bout à l’autre.
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Il a ainsi précisé que la convention stipulait explicitement deux types d’interventions distinctes: d’une part, la création d’une «voie express entre Tiznit et Laâyoune», et d’autre part, le «renforcement et l’élargissement de la route nationale n°1 à 9 mètres» pour le segment reliant Laâyoune à Dakhla.
Le ministre a martelé que ce qui a été réalisé sur le terrain est la traduction fidèle des engagements pris: «C’est ce qui a été concrétisé sur le terrain et réalisé dans ce cadre».
Pour le ministre, cette infrastructure, qui s’étend sur 1.055 km, est aujourd’hui totalement opérationnelle. Elle remplit non seulement son rôle de lien historique, mais s’impose également comme un véritable catalyseur de développement économique et social pour les provinces du Sud.
Toutefois, Nizar Baraka n’a pas fermé la porte à une évolution future de cet axe névralgique. Il a expliqué que la configuration actuelle de 9 mètres de large constitue une «première étape» nécessaire. Le passage à une voie express complète entre Laâyoune et Dakhla est envisagé comme une «deuxième phase», qui sera dictée par l’augmentation des flux de transport et les besoins logistiques colossaux que générera le futur port Dakhla Atlantique.




