Euromed: des experts réunis à Fès pour explorer le dessalement au service de l’agriculture

À Fès, des experts explorent les conditions d’un recours durable au dessalement pour renforcer la résilience des agricultures méditerranéennes face au stress hydrique. (Y.Jaoual/Le360)

Le 22/10/2026 à 13h51

VidéoFace à la pression croissante sur les ressources hydriques, l’Université Euromed de Fès et le Groupe interacadémique pour le développement ont réuni hier, mercredi 21 octobre à Fès, des experts autour des solutions technologiques susceptibles de renforcer la résilience des agricultures méditerranéennes, notamment le dessalement de l’eau de mer.

Comment les innovations technologiques, notamment le dessalement de l’eau de mer, peuvent-elles renforcer la résilience des agricultures méditerranéennes face au stress hydrique? Pour explorer cette question, l’Université Euromed de Fès (UEMF) et le Groupe interacadémique pour le développement (GID) ont réuni des experts lors d’un séminaire organisé mercredi 21 octobre à Fès.

Le recours à l’eau dessalée en agriculture soulève plusieurs questions, notamment celles du coût de production et de l’énergie nécessaire au fonctionnement des installations. Les échanges ont porté sur les conditions à réunir pour faire de cette ressource une solution durable face aux effets du changement climatique sur les agricultures méditerranéennes.

La réflexion a également porté sur les liens entre l’eau, l’énergie et l’agriculture. Parmi les pistes évoquées figure le recours aux énergies renouvelables pour alimenter les unités de dessalement. La production d’hydrogène vert a aussi été abordée, notamment pour la fabrication d’engrais.

Au Maroc, le dessalement est appelé à jouer un rôle croissant dans l’approvisionnement en eau agricole. Le Royaume ambitionne de consacrer 30% de l’eau dessalée à l’irrigation à l’horizon 2030. La réalisation de cet objectif dépendra notamment de la capacité à réduire les coûts de production et à limiter les répercussions environnementales de cette technologie.

Les travaux se poursuivent ce jeudi 22 octobre à Fès. Les discussions portent notamment sur les nouvelles approches agronomiques susceptibles d’aider les systèmes agricoles méditerranéens à s’adapter au changement climatique. L’UEMF souhaite également mobiliser son expertise en nouvelles technologies et en intelligence artificielle pour améliorer les procédés de dessalement, en collaboration avec les entreprises du secteur.

Les conclusions de cette rencontre doivent contribuer à la préparation du colloque international «Parmenides XII», prévu à l’automne 2027 à Saragosse, en Espagne, en partenariat avec le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM). L’occasion de mettre en perspective l’expérience marocaine et les solutions développées à l’échelle méditerranéenne.

Par Youssra Jaoual
Le 22/10/2026 à 13h51