M’diq: un cadre bancaire poursuivi pour le détournement présumé de 2 millions de dirhams

Un cadre bancaire à M’diq a été déféré devant la justice lundi dernier pour son implication présumée dans le détournement et la dilapidation de près de 2 millions de dirhams de deniers publics.(Photo d'illustration). DR

Revue de presseUn cadre d’une agence bancaire à M’diq a été déféré devant la justice, lundi dernier, pour son implication présumée dans une affaire de détournement et de dilapidation de deniers publics portant sur près de 2 millions de dirhams. À l’issue de son audition, le juge d’instruction près la cour d’appel de Rabat a ordonné son placement en détention préventive à la prison de Tamesna. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 21/10/2026 à 22h13

Les éléments de la police judiciaire relevant de la préfecture de police de Tétouan ont déféré, lundi dernier, un employé d’une agence bancaire à M’diq devant le parquet compétent près la section chargée des crimes financiers de la cour d’appel de Rabat. Cette procédure fait suite aux investigations préliminaires menées sur des soupçons de détournement et de dilapidation de deniers publics, pour un montant estimé à 2 millions de dirhams.

«Après examen des premiers éléments de l’enquête, le procureur général du Roi a décidé de présenter le mis en cause au juge d’instruction, en requérant l’ouverture d’une information judiciaire afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire, qui a provoqué une vive onde de choc au sein de l’agence concernée», rapporte Al Akhbar dans son édition du jeudi 22 octobre.

Ce nouveau scandale vient s’ajouter à une série d’affaires similaires qui auraient éclaté, au cours des deux dernières années, dans des agences relevant du même établissement bancaire, notamment à Rabat, Salé, Témara, Tiflet, Kénitra et Tanger.

À l’issue de son audition, le suspect a été placé en détention préventive à la prison de Tamesna sur ordre du juge d’instruction. Il devra répondre de plusieurs chefs d’inculpation, notamment de détournement et de dilapidation de deniers publics, ainsi que de falsification de documents bancaires.

Selon une source proche du dossier, la découverte de failles et d’irrégularités financières aurait conduit les commissions d’inspection générale de l’établissement concerné à saisir le parquet. Celui-ci a ensuite chargé les services de la police judiciaire de Tétouan de mener les investigations nécessaires afin de vérifier les soupçons pesant sur l’employé et d’établir les circonstances dans lesquelles les fonds placés sous sa responsabilité auraient été détournés.

Les enquêteurs se sont notamment penchés sur les opérations financières effectuées à partir de l’ordinateur professionnel du mis en cause, ainsi que sur les mouvements de dépôts et de retraits réalisés à l’aide de ses identifiants personnels. «Ils l’auraient également confronté à plusieurs éléments relatifs à l’importance de son patrimoine et à des transferts jugés suspects vers des comptes fictifs, sur lesquels les sommes présumées détournées auraient été versées au moyen de manœuvres frauduleuses», écrit Al Akhbar.

Les conclusions de l’enquête préliminaire ont été présentées au parquet et au juge d’instruction. Des investigations complémentaires devraient permettre de déterminer l’ampleur des faits reprochés, d’identifier d’éventuelles autres irrégularités et de préciser les responsabilités dans cette affaire financière.

Par Hassan Benadad
Le 21/10/2026 à 22h13