Lors de son intervention devant les députés, le secrétaire d’État istiqlalien a précisé que le projet de portail marocain des procédures du commerce extérieur s’inscrit dans un contexte stratégique de transformation économique et numérique du Royaume. Le lancement, prévu le 18 mai au siège de l’Agence nationale des ports (ANP) à Casablanca, constituera une étape structurante dans la mise en place progressive d’un guichet unifié, appelé à évoluer vers une intégration plus complète des services.
Contrairement à un guichet unique immédiatement centralisé, le responsable gouvernemental a souligné qu’il s’agit d’une démarche progressive visant à regrouper les procédures tout en tenant compte de la complexité institutionnelle. Le commerce extérieur mobilise en effet plusieurs administrations, notamment les ministères de l’Équipement, de la Santé et de l’Agriculture, ainsi que les Administration des Douanes et Impôts Indirects, ONSSA et Morocco Foodex.
Jusqu’à présent, les opérateurs devaient interagir avec de nombreux intervenants et effectuer de multiples démarches administratives. Le futur guichet unifié ambitionne de centraliser ces échanges afin de simplifier les procédures, réduire les délais et améliorer la lisibilité du système.
Le projet a connu une accélération notable en 2025, avec la tenue d’environ soixante réunions, dont une dizaine consacrée au pilotage, témoignant de la volonté d’aboutir à une mise en œuvre rapide et coordonnée.
Les enjeux économiques sont considérables, a précisé Hejira, ajoutant que le volume des échanges commerciaux du Maroc a atteint environ 1.300 milliards de dirhams en 2025, dont 830 milliards d’importations et 470 milliards d’exportations, avec plusieurs millions de déclarations douanières traitées chaque année.
Dans ce contexte, les retards administratifs génèrent des coûts importants pour les opérateurs, notamment en matière de stockage et de logistique, avec un impact direct sur la compétitivité.
La digitalisation du commerce extérieur a déjà permis des avancées significatives, avec la réduction du délai de domiciliation des importations de 7 à 4 jours et la diminution du temps de séjour des marchandises dans les ports de 13 à 8 jours. Le taux de digitalisation a désormais atteint environ 95%.
Ces efforts ont été salués à l’international, notamment par la Banque mondiale, qui classe le Maroc au premier rang en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et au 17ème rang mondial dans ce domaine.
Le futur guichet unifié devrait renforcer cette dynamique, améliorer la compétitivité du Royaume et accroître son attractivité pour les investisseurs, dans un contexte de forte croissance du commerce international.




