A quoi servira la rallonge budgétaire décidée par le gouvernement

Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget.. Le360

Revue de presseArrêtée dans un premier temps à 10 milliards de dirhams, l’ouverture de crédits supplémentaires au budget général sera finalement d’un montant de 14 milliards de dirhams. Les dépenses relatives au dialogue social s’y taillent la part du lion. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 02/06/2024 à 20h22

C’est acté. Le conseil de gouvernement a adopté le décret relatif à l’ouverture de crédits supplémentaires au budget général. Ceux-ci seront d’un montant de 14 milliards de dirhams, contre 10 milliards prévus initialement, indique le quotidien L’Economiste dans son édition du lundi 3 juin. «Cette rallonge budgétaire intervient en exécution des dispositions de l’article 60 de la loi organique des finances (LOF)», lit-on. Les commissions parlementaires chargées des finances en sont préalablement informées.

Fouzi Lekjaâ, ministre en charge du Budget, devra s’en expliquer devant la Commission des finances de la Chambre des représentants lundi, après la séance des questions orales. Le lendemain, il devra enchaîner avec la Commission des finances de la Chambre des conseillers, après les questions orales, précise le quotidien.

Près de 6,5 milliards iront à l’exécution des engagements du gouvernement liés aux résultats du dialogue social au titre de 2024. Selon l’accord conclu à la veille du 1er mai, les fonctionnaires devront bénéficier d’une revalorisation de leur salaire de 1.000 dirhams, en deux tranches. La première tranche sera appliquée dès le mois de juillet de cette année. La deuxième tranche entrera en vigueur au cours de la même période de l’année prochaine.

L’Economiste ajoute que 3,5 milliards de dirhams sont destinés à certains établissements publics. «Il s’agit de renforcer leurs ressources propres et augmenter leur capital. Ces recapitalisations serviront à soutenir le financement de leurs programmes d’investissement. C’est le cas de l’ONCF. Le montant exact pour l’Office n’est pas rendu public, mais il contribuera au financement du développement de l’écosystème ferroviaire national au cours de la période 2024 à 2030», lit-on encore. Cela concerne l’extension du réseau de Lignes à grande vitesse (LGV) pour relier Marrakech au reste du réseau.

Également en vue, le développement d’un nouveau service de transport urbain et régional par chemin de fer (RER). Trois régions seront équipées: Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kenitra et Marrakech-Benguerir. Cela va contribuer à l’organisation de la mobilité au sein de ces régions et augmenter l’efficacité du système transports publics des passagers.

«De même, l’ONCF investira 16 milliards de dirhams pour acquérir 168 trains. 150 sont destinés à assurer les services de transport entre les villes, des trains navettes rapides et des trains reliant les grandes villes. A cela s’ajoute l’acquisition de 18 trains destinés aux extensions de la LGV», rappelle le quotidien.

Par Nabil Ouzzane
Le 02/06/2024 à 20h22