Placée sous le signe de la jeunesse, de l’innovation, du partage et de la transmission, la nouvelle saison culturelle de l’Institut français du Maroc entend conjuguer création artistique, sciences et nouvelles technologies. Une programmation pluridisciplinaire appelée à se déployer dans les douze antennes du réseau à travers le Royaume.
«C’est une programmation variée et riche en activités, placée sous le signe de la jeunesse, de l’innovation, du partage et de la progression», a déclaré Philippe Lalliot. L’ambassadeur de France au Maroc a également indiqué que cette dynamique serait étendue aux régions du Sud, où Paris entend renforcer sa coopération avec le Royaume. Après un déplacement à Laâyoune en juin dernier, le diplomate prévoit ainsi de se rendre à Dakhla en novembre.
Philippe Lalliot a replacé cette programmation dans le contexte du rapprochement entre Rabat et Paris, engagé à la faveur de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024 et de la nouvelle position française sur le Sahara. Il a également souligné que la coopération franco-marocaine ne se limitait pas au champ culturel, mais s’étendait à plusieurs projets socio-économiques.
Conçue en concertation avec les partenaires culturels français et marocains, cette nouvelle saison entend mettre en valeur les synergies entre les deux pays. Elle représente, selon l’ambassadeur, «ce que la France et le Maroc savent faire de mieux lorsqu’ils unissent leurs talents, leur créativité et leurs imaginaires».
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Cette année, l’Institut français du Maroc place «l’innovation sous toutes ses formes» au cœur de sa programmation. Sciences, technologies, création contemporaine, transmission et nouvelles pratiques artistiques doivent ainsi dialoguer tout au long de la saison.
L’intelligence artificielle occupera une place particulière dans ce dispositif. Parmi les temps forts annoncés figure la venue au Maroc, en avril, de Philippe Aghion, lauréat du prix Nobel d’économie, pour une rencontre consacrée notamment aux transformations induites par l’IA.
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Le numérique s’invitera également dans le spectacle vivant. Le chorégraphe Mourad Merzouki doit ainsi porter un projet de création associant danse et arts numériques, avec des artistes français et marocains issus notamment des écoles supérieures d’art du Royaume. La création est annoncée pour 2027.
Les arts visuels seront également au rendez-vous. Une exposition d’envergure consacrée à Eugène Delacroix est notamment prévue en avril 2027 à Tanger. Figure majeure du romantisme français, le peintre a séjourné au Maroc en 1832, un voyage qui a profondément marqué son œuvre et son imaginaire pictural.
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Au-delà de ces temps forts, la saison se déploiera dans les douze antennes de l’Institut français du Maroc, à travers des spectacles, concerts, expositions, rencontres, débats, résidences artistiques et formations.
Pour Chloé Goupille, nouvelle directrice générale de l’Institut français du Maroc, l’innovation ne se niche pas seulement dans les technologies de pointe. Elle peut aussi surgir du passé, à l’image des concerts de DJ Retro Cassetta, qui fait de la cassette audio, support désormais désuet, une matière de création à part entière dans le cadre de «Jdid b lkdim».
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Cette approche irriguera également le cinéma, avec la Nuit de l’Horreur et ses effets spéciaux réalisés sans recours au numérique, ainsi que le théâtre, à travers une création explorant l’impossible dialogue entre les langues. Autant de propositions destinées à interroger l’innovation au-delà de sa seule dimension technologique et à la replacer au cœur de la création artistique.




