Critiqué pour la gestion du transport urbain à Meknès, le président du Conseil communal, Abbas Lamghari, se retrouve au cœur d’une vive polémique avec Abdessamad Elkhaldi.
Conseiller communal et ancien président de la commune d’Ouislane, ce dernier l’accuse d’avoir refusé d’étendre les lignes de transport vers sa commune, établissant un lien entre cette décision et les résultats des élections législatives du 23 septembre.
Elkhaldi réclame que les habitants puissent eux aussi bénéficier des bus provisoires récemment mobilisés pour renforcer le parc de transport urbain de Meknès. Selon lui, la commune ne devrait pas être écartée de ce dispositif alors que ses habitants rencontrent eux aussi des difficultés pour se déplacer.
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L’élu met également en garde contre une possible mobilisation des habitants si la situation devait perdurer. Il demande ainsi que Ouislane soit intégrée au dispositif mis en place pour renforcer temporairement l’offre de transport dans la capitale ismaélienne.
Des accusations fermement rejetées par Abbas Lamghari. Contacté à ce sujet, le président du Conseil communal de Meknès qualifie ces propos de «graves» et nie avoir pris une quelconque décision visant à exclure les habitants de Ouislane du réseau de transport urbain.
Abbas Lamghari assure, par ailleurs, qu’il entretient de bonnes relations avec la population de la commune voisine. Il rappelle notamment avoir obtenu un nombre important de voix à Ouislane lors des dernières élections législatives, à l’issue desquelles il a été élu député dans la circonscription de Meknès sous les couleurs de l’Union constitutionnelle.
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Le président du Conseil communal écarte ainsi toute motivation électorale dans la gestion de ce dossier. Selon Abbas Lamghari, l’extension du réseau de transport vers les communes limitrophes ne peut être décidée sur des considérations politiques, mais doit avant tout tenir compte des besoins des populations et des moyens disponibles pour assurer le service.
Jugeant les accusations portées contre lui infondées, Abbas Lamghari annonce par ailleurs son intention de saisir la justice contre Abdessamad Elkhaldi, évoquant des allégations et de fausses accusations.
Cette passe d’armes intervient dans un contexte déjà tendu pour le transport urbain à Meknès. Confrontée depuis plusieurs semaines à des difficultés dans ce secteur, la ville a commencé à renforcer temporairement son parc avec des bus d’occasion. Une première tranche de 25 véhicules, auparavant exploités à Tanger, a ainsi été mise en circulation, avec l’objectif d’atteindre progressivement quelque 80 bus.
Ce renforcement reste toutefois une solution transitoire, dans l’attente de l’arrivée de nouveaux véhicules annoncée à l’horizon 2027.



