Crise du transport à Meknès: la municipalité rompt avec City Bus

Un bus à l'arrêt à Meknès, illustrant la crise du transport urbain dans cette agglomération de plus d'un demi-million d'habitants. (Y.Jaoual/Le360)

Revue de presseFace à l’arrêt total des bus et au calvaire quotidien des habitants, le conseil communal de Meknès a acté la résiliation du contrat de l’opérateur privé. En attendant l’arrivée d’une nouvelle flotte financée par l’État à l’horizon 2027, la ville met en place des solutions d’urgence et confie la gestion du réseau à une société de développement local pour restaurer le service public. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 30/07/2026 à 18h48

Le conseil communal de Meknès a officiellement mis fin à son contrat avec la société City Bus, marquant une étape cruciale dans la crise des transports urbains qui touche la ville, tout en restant dans l’attente d’une solution définitive, indique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du vendredi 31 juillet. Lors d’une session extraordinaire tenue au mois de juillet, les élus ont approuvé la résiliation du contrat de gestion déléguée consécutivement à la détérioration de la qualité des services offerts aux habitants et au non-respect par l’entreprise de ses engagements contractuels. La municipalité s’est retrouvée contrainte de prendre cette décision radicale à la suite de l’arrêt complet des prestations de transport. Cette interruption est survenue après une grève du personnel ayant duré cinq semaines consécutives pour réclamer le versement de trois mois de salaires impayés, ce qui a provoqué une paralysie totale du réseau et contraint des milliers d’usagers, ouvriers comme fonctionnaires, à se tourner vers les taxis grands et petits, subissant ainsi des surcoûts financiers importants, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.

Cette rupture intervient après que la commune a épuisé toutes les démarches de conciliation et accordé des délais à l’opérateur, allant jusqu’à prolonger le contrat de sept années supplémentaires dans l’espoir d’une rénovation de la flotte et d’une amélioration des prestations. Face à la persistance du dysfonctionnement, la résiliation s’est imposée pour préserver le service public et la dignité de la population, déjà éprouvée depuis la fin des activités de la Régie autonome des transports urbains en raison d’une gestion défaillante de ce secteur. Parallèlement à cette décision, le conseil communal a validé le principe de confier la gestion du transport urbain à une société de développement local.

L’ensemble des documents juridiques, organisationnels et administratifs régissant sa création ont été approuvés afin de garantir la continuité du service public. En attendant l’arrivée, prévue au début de l’année 2027, de nouveaux bus financés par le ministère de l’Intérieur, la municipalité entreprendra dans l’immédiat la remise en état de certains véhicules ainsi que l’ajout provisoire d’autobus d’occasion en provenance d’une autre ville pour soulager les usagers, souligne Al Ahdath Al Maghribia.

Par La Rédaction
Le 30/07/2026 à 18h48