Royal Air Maroc: reprise progressive des vols vers l’Afrique centrale

Un avion de Royal Air Maroc.

Suspendues depuis le 24 mai 2026 en raison d’une forte hausse des prix du kérosène, sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, plusieurs liaisons de Royal Air Maroc (RAM) vers l’Afrique centrale connaissent une reprise progressive. La compagnie nationale réactive certaines dessertes, tout en maintenant d’autres routes à l’arrêt jusqu’à la fin du mois d’août.

Le 31/07/2026 à 11h36

Depuis une dizaine de jours, la RAM a ainsi relancé ses vols à destination de Libreville. Le retour des appareils de la compagnie sur le tarmac de l’aéroport international Léon-Mba constitue un véritable soulagement pour de nombreux voyageurs, après plusieurs semaines d’interruption.

Dans la même dynamique, la liaison Casablanca-Bangui a également été rouverte, a appris Le360 auprès du transporteur public.

En revanche, la reprise n’est pas encore à l’ordre du jour pour plusieurs autres axes majeurs du réseau africain de la RAM. Les liaisons reliant Casablanca à Kinshasa, Brazzaville, Douala et Yaoundé demeureront suspendues jusqu’à fin août, selon la même source.

Cette reprise partielle s’inscrit dans un contexte encore incertain pour le transport aérien, marqué par la volatilité des coûts énergétiques.

Pour rappel, la RAM avait annoncé, fin mai, la suspension provisoire de douze liaisons internationales. Six destinations d’Afrique centrale étaient concernées au départ de Casablanca: Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala, Yaoundé et Libreville. À ces lignes s’ajoutaient deux dessertes au départ de Tanger vers Malaga et Barcelone, ainsi que quatre liaisons au départ de Marrakech vers Lyon, Bordeaux, Marseille et Bruxelles.

Royal Air Maroc s’était alors vue contrainte d’adapter son réseau international face à une conjoncture particulièrement difficile. La compagnie avait mis en avant deux facteurs principaux: la flambée des prix du kérosène, directement liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, et un ralentissement de la demande sur certaines dessertes. Un phénomène qui touche l’ensemble du secteur aérien mondial et qui a conduit de nombreuses compagnies à revoir leur programmation.

Par Wadie El Mouden
Le 31/07/2026 à 11h36