Les services sécuritaires compétents du Maroc et de l’Espagne seraient parvenus à amorcer le dénouement de la crise migratoire ayant secoué, jeudi dernier, le préside occupé de Sebta.
En vertu de l’accord conclu entre les deux parties, les milliers de jeunes, dont l’écrasante majorité est marocaine, seront rapatriés rapidement vers le Maroc.
En effet, des milliers sont déjà revenus, rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end du 1er et 2 août. Pour gérer l’opération de retour, indiquent les mêmes sources, les autorités compétentes marocaines ont déployé des dispositifs d’urgence combinant le transport par bus, l’assistance médicale, des postes d’identification numérique et la mobilisation des forces de l’ordre aux points de frontière et dans la ville de Fnideq.
Ces opérations, poursuit la même source, sont gérées suivant les consignes données suite à la réunion tenue après la visite des lieux, jeudi dernier, par le wali chargé des questions de l’immigration, Khalid Zerouali, le wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et gouverneur de la préfecture de Tanger-Assilah, Younès Tazi, le préfet de police de Tétouan, Mohamed El Oualidi, le gouverneur de la préfecture de M’diq Fnideq, Yassine Jari, et d’autres responsables sécuritaires et des autorités locales.
La traversée, rappelle le quotidien a provoqué la mort d’au moins 34 personnes, des véhicules ont été incendiés et plusieurs autres dégâts matériels ont été recensés, notamment dans la ville de Fnideq où la circulation a été perturbée et des commerces ont été contraints de baisser leurs rideaux par mesure de sécurité.
Le parquet compétent de Tétouan a ouvert une enquête pour identifier les réseaux ayant exploité de fausses rumeurs afin de pousser des milliers de jeunes vers la zone frontalière de Fnideq-Sebta. Ces rumeurs, propagées par le bouche-à-oreille et sur les réseaux sociaux, laissaient entendre que la frontière vers le préside occupé de Sebta serait ouverte.
Face à cette crise migratoire d’une ampleur inédite, ajoutent les mêmes sources, le gouvernement espagnol a mis en place une batterie de mesures à Sebta, en coordination avec les autorités compétentes marocaines, pour gérer le rapatriement des migrants clandestins vers le Maroc.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez et le ministre de l’Intérieur espagnol Fernando Grande-Marlaska, accompagnés d’autres responsables, se sont rendus sur les lieux en vue de superviser la gestion de la crise et d’accélérer les renvois de migrants clandestins vers le Maroc.




