Les délibérations de fin de semestre à l’École nationale des sciences appliquées (ENSA) d’Agadir, marquées par l’attribution des points de jury pour repêcher des étudiants, auraient suscité des polémiques au sein de cet établissement relevant de l’Université Ibnou Zohr.
D’après les sources du quotidien Al Akhbar, qui rapporte l’information dans son édition du week-end du 1er et 2 août, «des professeurs auraient estimé que cette formule d’attribution des points de jury, inventée par l’administration de l’établissement, ne serait encadrée par aucun texte de loi général, règlement intérieur ou par un cahier de prescription pédagogique».
Cette formule, font remarquer les mêmes sources, touche au principe d’égalité des chances entre les étudiants.
Du côté de l’administration, des sources font savoir au quotidien que cette formule serait suivie pour permettre aux membres de jury d’harmoniser ou d’accorder une clémence à certains étudiants de manière exceptionnelle et collégiale si la moyenne est très proche du seuil de validation.
L’ENSA serait secouée par des tensions entre certains professeurs et l’administration de l’établissement.
Dans ce sillage, le quotidien rappelle l’affaire des 124 étudiants en échec en deuxième année en 2024-2025. Cette affaire a mené à une action devant la justice administrative compétente qui a annulé les résultats contestés, ordonnant de nouvelles délibérations qui ont confirmé l’échec initial des étudiants.
Le quotidien rappelle également le cas de l’enseignant condamné par la justice à une peine de quatre mois de prison ferme pour avoir diffamé le directeur adjoint de l’établissement, en l’accusant, dans un message électronique envoyé à des professeurs au sein du même établissement, d’usurpation de fonction.




