Immobilier: entre frémissement de reprise et essor du programme Daam Sakane

Un récent projet immobilier au Maroc.

Revue de presseMalgré un premier trimestre en net repli et une conjoncture économique toujours exigeante, le marché immobilier esquisse des signes de stabilisation. Entre flambée des prix dans les zones recherchées, vitalité des nouveaux pôles urbains et succès du dispositif d’aide directe au logement, le secteur redessine ses équilibres sur fond de perspectives encourageantes pour le logement social et rural. Cet article est une revue de presse tirée de Finances News Hebdo.

Le 27/09/2026 à 19h18

Après un début d’année marqué par une forte contraction des transactions, le marché immobilier marocain esquisse de timides signes de reprise sans toutefois renouer avec l’euphorie escomptée. Si la conjoncture économique nationale et internationale continue de peser sur le secteur, la demande demeure particulièrement soutenue dans certaines zones ciblées, tandis que le programme d’aide directe au logement Daam Sakane insuffle une dynamique salvatrice, notamment pour le logement économique, social et rural, rapporte le magazine Finances News Hebdo.

L’année 2026 ne s’est pas avérée être le catalyseur de relance tant espéré par les professionnels, bien que le marché affiche désormais une évolution relativement stable, une tendance qui devrait se prolonger jusqu’à la fin de l’exercice et s’étendre au début de l’année prochaine. Les données officielles émanant de Bank Al-Maghrib et de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie traduisent pourtant un net repli de l’activité au premier trimestre par rapport à la fin de l’année précédente. Les transactions ont alors chuté de manière spectaculaire dans la quasi-totalité des segments, enregistrant une baisse de 38,4% pour le résidentiel, de près de 46% pour le foncier et de 40,2% pour les biens à usage professionnel.

La tendance s’est toutefois inversée au cours du deuxième trimestre, qui a acté un début de reprise avec une progression de 11% du volume des transactions par rapport au trimestre précédent, accompagnée d’une hausse globale des prix de 0,7%, portée principalement par une augmentation de 1% des biens résidentiels. Commentant cette évolution, Driss Nokta, vice-président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers, rappelle que l’année 2025 avait été caractérisée par un attentisme marqué, en raison d’une conjoncture peu propice. Selon lui, après une orientation baissière au début de l’année, le marché a connu un redressement au second trimestre et observe depuis une stabilisation du volume des transactions, lit-on dans Finances News Hebdo.

Les dynamiques territoriales se révèlent toutefois très contrastées. Dans les emplacements à fort potentiel, à l’instar de Casablanca Finance City ou du quartier Hay Ryad à Rabat, la demande dépasse largement l’offre disponible, provoquant une flambée des prix tant à l’achat qu’à la location. Parallèlement, les nouvelles zones urbaines telles que Dar Bouazza, Zenata et Bouskoura affichent des indicateurs résolument favorables à travers tous les segments, avec des opportunités de croissance durables et une préférence marquée des acquéreurs pour les appartements et les villas. L’immobilier professionnel tire également son épingle du jeu, les plateaux de bureaux continuant d’attirer un flux important d’investisseurs, ce qui renforce l’optimisme des professionnels quant aux conditions de relance du marché.

Du côté du logement économique et social, les perspectives s’annoncent particulièrement prometteuses au regard du poids démographique de la population cible. Dans ce registre, le dispositif d’aide directe à l’acquisition Daam Sakane joue un rôle d’accélérateur décisif. Ayant franchi la barre symbolique des 100.000 bénéficiaires, le programme est en bonne voie pour atteindre l’objectif de 200.000 attributions d’ici son terme en 2028. L’impact de ce dispositif dépasse le strict cadre des acquéreurs puisqu’il favorise l’émergence d’une nouvelle génération de petits et moyens promoteurs investissant dans des localités périphériques autrefois délaissées, stimulant ainsi l’investissement et l’emploi local, écrit Finances News Hebdo.

Cette dynamique trouve un écho dans la stratégie de développement territorial menée par le département de l’Habitat, qui a identifié plus de 33.000 douars abritant près de quatre millions d’habitants, susceptibles d’accueillir des centres émergents. Cette politique vise à atténuer les inégalités régionales et à alléger la pression démographique et urbanistique pesant sur les grandes métropoles. Soutenu par les nouvelles dispositions ministérielles dédiées au logement rural, ce segment s’apprête à connaître une phase de développement accéléré, confirmant la mutation en cours du paysage immobilier national.

Par La Rédaction
Le 27/09/2026 à 19h18