Le Parti de la justice et du développement (PJD) a définitivement tranché. Réuni ce samedi 26 septembre en session extraordinaire à Bouznika, son Conseil national a approuvé à l’unanimité le choix de siéger dans l’opposition durant la prochaine législature, écartant ainsi toute participation au futur gouvernement issu des élections du 23 septembre.
Quelque 200 membres de l’instance ont entériné à main levée cette orientation, déjà arrêtée par le secrétariat général du parti. Le vote est intervenu au terme de débats consacrés aux résultats du scrutin et au positionnement du PJD dans la nouvelle configuration politique issue des urnes.
Avant le vote, Abdelilah Benkirane a longuement défendu cette ligne. Le secrétaire général du PJD a surtout livré une charge contre le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM), qu’il a accusés d’être «à l’origine de la crise». Une position dans le prolongement de ses déclarations au lendemain du scrutin, lorsqu’il avait exclu toute participation à un gouvernement dirigé par le PAM.
À l’issue de la réunion, Jamaa El Moatassim a, pour sa part, justifié ce positionnement par un impératif de lisibilité politique. «C’est en quelque sorte pour apporter plus de clarté dans la politique, car ce sont des partis dont les référentiels diffèrent, voire se contredisent parfois», a-t-il déclaré à la presse.
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Pour le dirigeant du PJD, ces divergences de référentiels rendent difficilement envisageable une participation à une même majorité. «Par souci de clarté, la position naturelle du PJD durant cette étape est donc de se trouver dans l’opposition», a-t-il conclu.










