Alors que le secteur de la santé publique effectue sa transition vers la formule des Groupements sanitaires territoriaux (GST) à l’échelle nationale et que le mandat gouvernemental touche à sa fin, des nominations et des suspensions ont été décidées au sein de certains établissements de santé publics.
Ce qui a suscité moult interrogations et polémiques dans le secteur, souligne le secrétaire régional du Groupement sanitaire territorial & Agences sanitaires, Hamza Ibrahimi.
Dans une déclaration au quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du week-end des 26 et 27 septembre, Hamza Ibrahimi a fait savoir que «l’hôpital de proximité de Ksar El Kebir était fermé depuis presque dix mois. La priorité devrait être le renforcement de la structure médicale afin d’offrir des soins à la population locale au lieu de se limiter au changement du responsable administratif».
Dans ce cadre, il s’est interrogé sur la nomination de cadres précédemment démis de leurs fonctions.
Il a notamment précisé que le directeur général du Groupement sanitaire territorial avait nommé des responsables dont certains avaient été limogés par le passé.
À ce propos, il a cité le cas d’un technicien, démis de ses fonctions, qui vient d’être promu à des postes de responsabilité au sein d’un établissement de santé public, avant de s’interroger sur les critères suivis dans le cadre de ces nominations.
Le timing de ces nominations, à la veille des élections législatives, a également été soulevé par le syndicaliste. Et d’ajouter que «la situation au sein de l’hôpital provincial de Larache interpelle à plus d’un titre, exige une refonte globale de la structure et nécessite l’ouverture des postes de responsabilité aux concours, dans le cadre de la transparence et de l’égalité des chances».



