Le système de santé national s’apprête à intégrer une nouvelle promotion de 500 médecins

Blouse blanche et stéthoscope. 

Blouse médicale et stéthoscope. . Pixabay

Revue de presseDans le cadre de la toute première opération de nomination régie par le nouveau décret encadrant le parcours des étudiants en sciences de la santé, le Maroc s’apprête à déployer près de 500 médecins spécialistes dans ses structures hospitalières. Cette initiative vise à combler les disparités régionales et à renforcer l’encadrement médical, tout en introduisant des avancées notables en matière de réduction de la durée d’engagement et d’amélioration des conditions socio-professionnelles des praticiens. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 17/09/2026 à 19h13

Dans le cadre d’une première opération de nomination menée selon le nouveau système encadrant le parcours des médecins résidents, le système de santé national se prépare à accueillir une nouvelle promotion de spécialistes. Près de 500 médecins s’apprêtent ainsi à rejoindre divers établissements hospitaliers et sanitaires à travers l’ensemble des régions du royaume, dès la fin du mois de septembre en cours, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du vendredi 18 septembre.

Cette démarche s’inscrit dans un processus de répartition des compétences médicales spécialisées en fonction des besoins recensés au niveau régional et local, dans le but de renforcer les ressources humaines, notamment au sein des hôpitaux et centres de santé confrontés à un déficit prononcé dans certaines spécialités connaissant une demande croissante. La future promotion attendue couvrira divers domaines médicaux, chirurgicaux et biologiques, et l’affectation de ces médecins dans les structures de santé se fera selon une carte sanitaire dictée par les besoins spécifiques de chaque région.

Cette opération revêt une importance singulière puisqu’il s’agit de la toute première promotion à bénéficier des nouvelles dispositions introduites par le décret numéro 2-26-342, qui concerne le statut des étudiants des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire à travers les différentes étapes de formation et d’entraînement, y compris la résidence. Parmi les changements majeurs apportés par ce nouveau système figure la réduction de la durée d’engagement au service, fixée à six ans pour les médecins au lieu de huit ans auparavant, tandis que pour d’autres catégories, cette période a été ramenée à trois ans. Ces affectations s’intègrent dans une trajectoire de réorganisation et de répartition des ressources humaines médicales dans le cadre des chantiers visant à élargir l’offre de soins, renforcer l’encadrement médical au sein des institutions hospitalières et réduire les disparités observées dans la disponibilité de certaines spécialités entre les différentes régions du royaume, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.

Les étudiants des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire ainsi que des groupements sanitaires territoriaux bénéficient directement de ces nouvelles dispositions. Ce décret englobe les étudiants à travers leurs différentes phases de formation, en les répartissant en quatre situations fondamentales: les externes, les internes, les résidents en médecine, pharmacie et médecine dentaire. Parmi les dispositions les plus notables figure également la transition progressive de la durée d’engagement au service dans le secteur public de huit à six ans, puis à des vagues déterminées pour aboutir à un système permanent de trois ans, ce qui renforce la motivation et la stabilité professionnelle tout en améliorant la situation matérielle et administrative des résidents, qui sont nommés dès leur première année en tant que professionnels de santé stagiaires tout en bénéficiant de l’indice indicatif 509, leur garantissant des droits financiers et une stabilité sociale, écrit Al Ahdath Al Maghribia.

En ce qui concerne l’organisation du temps de travail, les textes fixent avec précision les horaires selon le régime choisi, qu’il s’agisse d’un temps partiel de trois heures et demie par jour ou d’un temps complet de sept heures par jour, en plus d’accélérer le parcours de spécialisation puisque le concours d’accès au internat est désormais ouvert dès la fin de la quatrième année de formation.

Par La Rédaction
Le 17/09/2026 à 19h13