Le 20 septembre courant, jour choisi par l’Association des barreaux du Maroc pour tenir une réunion décisive à son siège à Rabat, n’est pas une date anodine. C’est le jour de la clôture de la campagne électorale, qui leur aura permis d’évaluer les attitudes et les promesses des différents partis politiques en lice vis-à-vis des doléances des avocats. Selon le quotidien arabophone Al Akhbar, daté du vendredi 18 septembre, de nombreux avocats attendent avec impatience la décision qui ressortira de la réunion de l’Association des barreaux, le week-end prochain.
Dans une déclaration faite le 10 septembre courant, le président de l’ABAM, Hussein Ziani, avait déclaré qu’il existe un consensus au sein de la profession en vue du maintien de la grève, tout en démentant toute fissure dans les rangs des avocats.
En guise de menu de la réunion de dimanche prochain, l’ordre du jour sera dominé par l’évaluation de la situation des avocats, les effets de la grève ainsi que les perspectives d’avenir en relation avec l’avènement du prochain gouvernement.
Le président de l’ABAM a précisé que le bras de fer avec le gouvernement sortant n’est pas seulement axé sur le contenu polémique de la loi sur les avocats, mais qu’il concerne surtout la désinvolture avec laquelle certaines décisions institutionnelles sont prises, sans tenir compte de leur sensibilité. Il a reconnu que c’est cette attitude du gouvernement sortant qui a attisé la colère des avocats.
Même si le président de l’ABAM laisse la porte ouverte à ce qu’il appelle « une décision idoine » pour la prochaine étape, il n’en demeure pas moins que les avocats mettent désormais tous leurs espoirs dans la réunion de dimanche pour arrêter provisoirement la grève. Il n’est donc pas à écarter qu’ils suspendent leur grève, au moins jusqu’à la sortie des résultats des législatives, ce qui leur donnera une visibilité sur les contours du prochain gouvernement, avec ses dispositions à ouvrir le dialogue avec eux.




