Les déclarations et les prises de position des chefs de partis et des leaders politiques ont été contrastées après l’annonce des résultats des législatives du mercredi 23 septembre. La coordinatrice de la direction collégiale du PAM, Fatima Ezzahra El Mansouri, a indiqué que son parti était ouvert à toutes les formations politiques nationales pour la constitution du prochain gouvernement, tout en précisant qu’il n’existe pas de lignes rouges dans la question des alliances.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Rabat, elle a fait référence à une position qu’elle avait déjà adoptée, en soulignant qu’au cas où le RNI devait occuper la première place dans les élections, elle refuserait personnellement toute alliance avec ce parti, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 28 septembre. Elle a toutefois précisé que cette position n’était plus d’actualité après que le PAM a devancé l’ensemble des candidats, tout en indiquant que son parti ne refuserait aucun partenaire et n’imposerait aucune ligne rouge à qui que ce soit.
Le président du RNI, Mohamed Chouki, a quant à lui indiqué lors d’une conférence de presse que son parti ne devancerait pas les décisions de ses instances en ce qui concerne les débats qui pourraient avoir lieu sur les coalitions gouvernementales et la prochaine étape politique. Il a souligné que le parti informerait l’opinion publique des développements et de ses positions officielles immédiatement après la réunion de ses organes et la prise des décisions qui en découlerait.
De son côté, le secrétaire général de l’Istiqlal, Nizar Baraka, a exprimé sa fierté du maintien de son parti parmi les principales formations politiques. Il a souligné que l’étape qui s’ouvrait après les élections législatives nécessitait la mise à l’écart d’une logique de concurrence électorale et une concentration sur les attentes des citoyens.
Le PJD a précocement décidé de son devenir pour cette mandature gouvernementale sur cinq ans, les membres du conseil national ayant approuvé, samedi dernier, réunis en session extraordinaire, leur refus de participer à la formation d’un gouvernement dirigé par le PAM, choisissant donc de faire siéger leurs élus parmi ceux de l’opposition.
Commentant les résultats de ce scrutin, le secrétaire général du Mouvement populaire, Mohamed Ouzzine, a indiqué, mercredi dernier, que le parti en tire les enseignements qui s’imposent et a promis de poursuivre la nouvelle dynamique à laquelle le MP a adhéré: discours politique, moyens de communication, d’encadrement et d’action sur le terrain, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Driss Lachgar, a affirmé que les résultats de ce scrutin ont révélé que son parti était en recul. Sa direction se réunira en conséquence, pour évaluer ce bilan. Même avis pour le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdallah, qui a affirmé que le résultat de ces législatives, décevant, et qui ne répond pas à leurs attentes, est essentiellement dû au faible taux de participation de l’électorat.



