Formation du gouvernement: le PPS juge prématuré de se prononcer sur les alliances avant la réunion de ses instances dirigeantes

Nabil Benabdallah, chef du Parti du progrès et du socialisme. (Y.Mannan/Le360)

Le 25/09/2026 à 21h15

VidéoNabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, a estimé ce vendredi à Rabat qu’il était trop tôt pour son parti de se prononcer sur d’éventuelles alliances en vue de la prochaine coalition gouvernementale.

«Nous devons laisser cette tâche à nos institutions, comme le bureau politique qui se réunit lundi, et à la commission centrale, pour décider des suites à prendre», a déclaré le numéro un du PPS lors d’une conférence de presse organisée à Rabat en présence de responsables du parti.

Prié de donner son avis personnel sur le choix éventuel d’une femme à la tête du gouvernement, Nabil Benabdallah a répondu: «Le parti attend d’y voir plus clair pour se prononcer, mais si vous me demandez mon avis, vous le connaissez: je suis un farouche militant pour les droits de la femme. Attendons donc».

Interrogé sur le faible score récolté par son parti, le chef du PPS a d’abord évoqué le faible taux de participation. «Les gens n’ont pas voté parce qu’ils étaient en colère contre le bilan du gouvernement sortant dans les domaines du pouvoir d’achat, de la hausse des prix et des farkchiyas. L’abstention n’a pas joué en notre faveur», a martelé le patron du PPS.

Par ailleurs, les préparatifs du scrutin n’ont pas tenu compte du problème du registre électoral, duquel deux millions d’inscrits ont été radiés sans être remplacés. Selon Nabil Benabdallah, le nombre réel de votants aurait dû s’élever à 28 millions d’électeurs, mais six millions seulement ont accompli leur devoir électoral. Les partis vainqueurs ne peuvent donc se prévaloir que de ces six millions de voix, pas davantage, ce qui relativise leur satisfaction affichée.

Il a par ailleurs condamné le recours à l’achat des voix par des candidats de partis fortunés. «Nous avons présenté un programme électoral honnête, réaliste, qui répond aux aspirations des citoyens et, malgré ce score, nous continuerons à lutter en faveur des doléances des couches sociales, à savoir la liberté, la fierté, l’égalité des chances, les droits de la femme, la jeunesse et le Maroc à deux vitesses», a-t-il conclu.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 25/09/2026 à 21h15