La région de Fès-Meknès s’affirme comme un pilier de l’agriculture marocaine. Avec près de 18 millions de quintaux de céréales et 5 millions de têtes de bétail, elle contribue à hauteur de 20% à la production nationale de grains et domine plusieurs filières stratégiques. Son dynamisme repose sur une diversité géographique et des savoir-faire ancestraux, tout en s’appuyant sur des infrastructures modernes pour garantir la qualité et la sécurité alimentaire.
«Fès-Meknès incarne l’équilibre entre les grandes cultures et l’élevage, deux piliers de la souveraineté alimentaire du Maroc», indique le quotidien Les Inspirations Eco du 18 mai. Avec une production annuelle de près de 18 millions de quintaux de céréales et un cheptel estimé à 5 millions de têtes, la région se positionne comme un acteur clé de l’agriculture nationale.
Selon les dernières données de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Fès-Meknès se distingue par la diversité de ses filières et son rôle stratégique dans l’économie du Royaume. La fertilité des sols et l’abondance des ressources naturelles permettent à la région de cultiver une grande variété de plantes et de maintenir un cheptel important. «La région figure parmi les premiers producteurs de viande rouge du pays», souligne Mimoun El Mers, chef de la division de l’irrigation à la DRA de Fès-Meknès, cité par Les Inspirations Eco.
La production animale occupe une place centrale dans le développement agricole de la région. «Le nombre de têtes de bétail atteint environ 5 millions d’unités», précise Mimoun El Mers. Plus de 85% de ce cheptel est composé d’ovins et de caprins, une structure favorisée par l’étendue des pâturages. Cette dynamique place Fès-Meknès en tête des régions productrices de viande rouge au Maroc.
Mohamed Mezzour, directeur provincial de l’agriculture à Fès, met en avant la diversité des races locales, comme la race Timahdite dans la province d’Ifrane. «La variété des reliefs et des ressources hydriques soutient cette dynamique d’élevage, qui s’inscrit pleinement dans les objectifs nationaux de souveraineté alimentaire», explique-t-il.
Le secteur des grandes cultures affiche des performances remarquables pour la campagne en cours. D’après les prévisions du ministère de l’Agriculture, la récolte nationale devrait atteindre 90 millions de quintaux. Dans ce contexte, Fès-Meknès devrait contribuer à hauteur de plus de 18 millions de quintaux, soit près de 20% de la production céréalière du pays.
Cette performance repose sur une superficie céréalière dépassant 650 000 hectares. En complément des céréales, la région occupe également la première place nationale pour la production de légumineuses, notamment les fèves et les lentilles. «Ces résultats reflètent les potentialités naturelles du territoire et l’importance des produits stratégiques dans l’équilibre alimentaire du pays», indique Mohamed Mezzour. La maîtrise des techniques d’irrigation et la gestion des sols variés permettent de sécuriser ces rendements élevés.
L’importance économique de l’agriculture dans la région se traduit par une contribution élevée à la richesse nationale. «Fès-Meknès se situe à la deuxième place en termes de produit intérieur brut agricole», confirme Mezzour. Cette position s’explique par une spécialisation dans des produits à haute valeur ajoutée, comme les fruits à noyaux (pommes, pêches, abricots, pruneaux, amandes) et la production d’olives et d’huile d’olive, où la région est leader national.
L’organisation des provinces permet une répartition des cultures adaptée aux climats locaux. Par exemple, la province d’El Hajeb est réputée pour son oignon, tandis que la zone de Meknès domine pour l’olivier. «L’adaptation de l’arboriculture fruitière et du maraîchage est rendue possible par la diversité des ressources naturelles de la région», ajoute El Mers.




