Situé aux abords de la place historique de Bab Doukkala, le jardin des Almoravides retrouve un nouveau souffle depuis le transfert de l’ancienne gare routière vers Al Azzouzia. Plus ouvert qu’auparavant, il permet de nouveau aux habitants de s’y retrouver et de profiter de la fraîcheur des arbres.
«C’est un beau cadeau offert à la ville de Marrakech. L’endroit commence enfin à ressembler à quelque chose», témoigne l’un des habitants rencontrés sur place. Pour plusieurs riverains, les arbres s’étaient accumulés de manière désordonnée, créant des zones isolées qui pouvaient attirer des personnes aux comportements inappropriés.
«Avant, il y avait des sans-abri, des gens qui venaient boire de l’alcool. Aujourd’hui, le jardin a un tout autre visage», ajoute-t-il. La réorganisation des lieux a permis de dégager les perspectives et de rendre l’espace plus accueillant.
Les arbres anciens ont été conservés, et les habitants s’en réjouissent. «Ce qui m’a beaucoup plu, c’est qu’ils aient gardé ces arbres, qui font partie de l’histoire du jardin», confie l’un des riverains. Au-delà de leur valeur historique, ces arbres assainissent l’air et attirent des oiseaux et des insectes, ce qui en fait, à leurs yeux, un patrimoine à protéger, y compris lors des futurs aménagements.
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Le transfert de la gare routière a également changé l’usage du jardin. Libéré de l’activité liée au transport, l’espace peut désormais retrouver sa vocation de lieu de détente. «Depuis que la gare routière de Bab Doukkala a été déplacée, on a ici un espace de respiration pour les habitants», souligne notre interlocuteur.
La présence de femmes assises sous les arbres en est l’un des signes. «Elles sont là, tranquillement, sans être dérangées. C’est positif de voir que l’espace est devenu plus ouvert et accessible à tous», poursuit l’habitant. Cette évolution montre, selon les personnes interrogées, l’importance de concevoir les jardins publics comme des lieux partagés, où chacun doit pouvoir se sentir à sa place, quel que soit son âge ou sa situation.
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La réhabilitation ne suffit toutefois pas à garantir la pérennité de cette transformation, rappellent les riverains. Les visiteurs sont appelés à respecter les lieux, à ne pas jeter de déchets et à préserver les arbres ainsi que les équipements.
Pour les habitants, le réaménagement ne suffira pas sans un minimum de civisme, qu’il s’agisse de la propreté des lieux ou du respect des plantations et des équipements. Ils souhaitent que le jardin reste, dans la durée, un espace agréable, accessible et ouvert à tous.




