Tout est parti de la découverte d’un sac de documents électoraux irréguliers en la possession d’un individu au bureau de vote n°82, installé à l’école Al Qods, dans le quartier de Casabarata. Une vidéo de son interpellation a circulé sur les réseaux sociaux et a fait un tollé. Depuis, cinq personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire.
Selon une source autorisée, l’un des mis en cause a cité le nom du maire de Tanger, le PAMiste Mounir Laymouri, également responsable de la campagne électorale de son parti, dès son audition. Des éléments de la police judiciaire se sont rendus au domicile du maire afin d’organiser une confrontation directe avec le suspect interpellé, qui appartient au même parti. Les services compétents ont appris son départ jeudi soir du territoire national à destination de l’Espagne.
Le procureur général du Roi près le tribunal de première instance de Tanger a, pour rappel, réagi dans un communiqué à la suite de l’incident électoral à Tanger, annonçant «l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire pour faire toute la lumière sur cette affaire». Les suspects ont été «placés en garde à vue pour les besoins de l’investigation», précise le texte, qui ajoute que «les suites légales appropriées seront prises dès la clôture des enquêtes».
Les investigations se poursuivent. D’autres noms pourraient encore être associés au dossier à mesure que l’enquête progresse.



