L’affaire Rachid El Faik rebondit, le parquet de Fès maintient la pression sur le RNI

Le tribunal de première instance de Fès.

Le tribunal de première instance de Fès.

Revue de presseLe procureur général de Fès a annoncé la poursuite de l’enquête sur la plainte de Rachid El Faik, parlementaire du RNI et ex-président de la commune de Ouled Tayeb, qui purge une peine de six ans de prison pour corruption. Ce dernier accuse certains dirigeants de son propre parti d’un conflit politico-financier et affirme avoir été victime de chantage et de menaces de prison durant la campagne électorale de 2021. Son avocat a récemment réitéré ces accusations lors d’une conférence de presse. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 13/09/2026 à 17h20

Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Fès a annoncé que le parquet comptait poursuivre l’enquête relative à une plainte déposée par Rachid El Faik, parlementaire du RNI et ex-président de la commune d’Ouled Tayeb, lequel allègue avoir été exposé à du chantage et à des menaces de prison durant la campagne électorale de 2021. Au cours d’une conférence de presse tenue récemment, son avocat avait adressé de graves accusations à l’encontre de certains dirigeants du RNI, concernant un conflit politico-financier.

Dans son communiqué, le magistrat a indiqué que, lors d’une conférence de presse tenue par un avocat du barreau de Fès au sujet d’une plainte qu’il avait introduite antérieurement pour son client, détenu et condamné à six ans de prison, il avait souligné qu’aucune enquête n’avait été ouverte à ce propos, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 14 septembre. Aussi, ajoute le communiqué, le parquet a pris connaissance de certains détails de la plainte à partir des propos tenus par la défense lors de cette conférence de presse, éléments qui n’avaient jamais été mentionnés auparavant dans la plainte.

Le communiqué indique que cet individu, détenu dans la prison locale de Ras El Maa, avait déposé le 23 juin 2025, via son avocat, une plainte contre certaines personnes, indiquant avoir été victime de chantage et de menaces, durant la campagne électorale de 2021. Suite à ces affirmations, une enquête a été ouverte et le substitut du procureur du Roi s’est rendu à trois reprises dans la prison où il était détenu pour une audition du plaignant, afin de l’inviter à étayer sa plainte et à présenter des éléments à charge confortant ses affirmations.

Lors de la première audience, le 8 août 2025, il a indiqué qu’il ne pouvait faire de déclaration parce qu’il était malade. Lors de la deuxième, le 11 août 2025, il a refusé toute déclaration, affirmant qu’il n’était pas rétabli et qu’il attendait les conseils de son avocat. Toujours selon le communiqué du parquet, à la troisième rencontre avec le substitut du procureur du Roi, le concerné a indiqué qu’il se refusait à toute déclaration concernant la plainte parce qu’il avait entamé une grève de la faim, relaie Al Ahdath Al Maghribia.

Selon le quotidien, au refus du plaignant de faire la moindre déclaration alors même que l’enquête en reste tributaire, le parquet a décidé, le 29 août 2025, de classer provisoirement cette plainte. Le communiqué indique que l’avocat a présenté, le 14 juillet 2026, une demande de déclassement de celle-ci, mais il s’est avéré que cette demande ne contenait aucun nouvel élément, notamment des preuves étayant ses accusations. Le magistrat a donc décidé de maintenir le classement de la plainte.

Par Hassan Benadad
Le 13/09/2026 à 17h20