Sahara: le rapport de Guterres relu à travers le prisme de l’initiative marocaine d’autonomie

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, au siège de l'Organisation, à New York. (MAP.)

Revue de presseLe rapport annuel du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, sur le Sahara marocain, remet sur le devant de la scène internationale l’enjeu, qui ne réside plus aujourd’hui dans la validation théorique du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, mais bien dans son exécution pratique, sur le terrain. La mise en place d’une feuille de route par l’ONU constituerait l’étape finale pour clore ce différend régional de longue date. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 05/10/2026 à 19h39

Le rapport annuel du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, sur le Sahara marocain, qui intervient onze mois après la résolution 2797 du Conseil de sécurité, dresse le bilan de presque une année de consultations et de tractations politiques, tout en livrant une évaluation de la situation opérationnelle sur le terrain.

Relayé par les médias, ce rapport a toutefois suscité des interrogations, voire des craintes, en raison de certaines expressions employées dans le document, eu égard à la nature d’une cause qui fait l’unanimité au sein du peuple marocain, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 6 octobre.

«Certaines expressions et formulations politiques trouvent leur fondement dans la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine que le Royaume avait présentée en 2007 en vue de trouver une solution politique et mettre un terme à ce conflit artificiel», écrit Al Ahdath Al Maghribia.

Dans ce cadre, les sources du quotidien évoquent «l’étape du «conseil de transition» qui a été présentée comme une régression dans le processus», alors qu’«il s’agit d’un mécanisme institutionnel que le Maroc avait inscrit dans l’article 32 de sa proposition pour assurer l’intégration des habitants des camps de Tindouf dans la société locale».

Ce «conseil de transition», expliquent les mêmes sources, sera composé «des représentants des parties concernées et aura pour mission de contribuer dans la gestion de la période de transition vers l’application de la formule d’autonomie sous souveraineté marocaine». Il aura également pour rôle d’«aborder des problématiques opérationnelles, notamment la réconciliation, la gestion des ressources, le désarmement des milices et les modalités électorales pour appliquer la solution politique».

Il ne s’agit donc pas d’une régression ou d’une autre réorientation du processus, mais d’une proposition qui trouve son fondement dans le document présenté par le Maroc en 2007, soulignent les mêmes sources. C’est pour cela, conclut le quotidien, qu’«il va falloir mettre à profit ce rapport pour pousser le Conseil de sécurité à formuler une décision claire, passant d’un simple soutien à la proposition marocaine d’autonomie à la présentation d’une feuille de route pour sa mise en application sous souveraineté marocaine».

Par La Rédaction
Le 05/10/2026 à 19h39