Rabat: les recompositions politiques nationales fragilisent la majorité du Conseil communal

La maire de Rabat, Fatiha El Moudni, présidant le Conseil communal du 3 octobre 2024 (Y.Mannan/Le360).

La maire de Rabat, Fatiha El Moudni, préside le Conseil communal du 3 octobre 2024 (Y.Mannan/Le360).

Revue de presseLa formation de la nouvelle coalition gouvernementale, autour du PAM, de l’Istiqlal, de l’USFP et du PPS, et l’éviction du RNI, redessine les équilibres des conseils locaux. À Rabat, les tensions entre les composantes de la majorité ont assombri la session d’octobre, au point de faire de plusieurs points inscrits à l’ordre du jour l’objet de critiques, et de poser la question de la capacité de cette majorité à gérer la capitale jusqu’à la fin de la mandature. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 14/10/2026 à 19h18

Les divergences politiques entre les conseillers de la majorité, dans plusieurs arrondissements, franchissent un nouveau cap sous l’effet des recompositions issues de la formation de la nouvelle majorité gouvernementale dirigée par Fatima-Ezzahra El Mansouri. La coordinatrice du PAM a choisi de s’allier à l’Istiqlal, à l’USFP et au PPS, écartant le RNI, qui avait dirigé le gouvernement dont le mandat s’est achevé.

Cette mutation politique repose certaines questions sur l’avenir de la coordination entre les trois partis au sein des conseils locaux, alors que leurs positions divergent au niveau national, relaie Al Akhbar de ce jeudi 15 octobre. Elle place les élus locaux du PAM, du RNI et de l’Istiqlal devant une configuration inédite, notamment dans les arrondissements où des ententes antérieures les avaient réunis pour gérer les affaires publiques et répartir les responsabilités.

Alors que les trois partis se retrouvaient dans l’ancienne majorité gouvernementale, le paysage politique national a changé: le PAM est passé à la tête de la nouvelle coalition, le RNI a quitté la majorité et l’Istiqlal a conservé sa place. Ces transformations constituent un défi pour les élus locaux, appelés à concilier les alliances issues des élections locales avec les nouvelles orientations des partis au niveau national.

Ces mutations ouvrent également la voie à une réévaluation de la nature des relations entre les composantes de la majorité dans les arrondissements, en particulier sur les dossiers qui exigent un consensus des conseillers, qu’il s’agisse de la gestion quotidienne des affaires publiques ou de la priorisation des projets et des services communaux.

Les dissensions grandissantes entre les composantes de la majorité dirigeante du Conseil communal de Rabat ont assombri les travaux de la session d’octobre, dans un contexte révélateur de la profondeur des clivages au sein de l’alliance qui conduit la gestion de la capitale. Cela soulève des questions quant à la capacité de cette majorité à continuer de gérer le Conseil pendant le reste de la mandature.

Selon des sources communales, le climat de tensions qui marque les relations entre les composantes de la majorité ne se limite plus à des divergences de points de vue sur certains projets et s’étend désormais à la manière de gérer le Conseil communal de la capitale et de répartir les responsabilités, écrit Al Akhbar.

Ces divergences se sont répercutées sur le déroulement des travaux de la session, marquée par l’impossibilité de trancher un certain nombre de points inscrits à l’ordre du jour, bien qu’ils soient liés à des dossiers de développement local et de services rendus aux habitants.

Par Hassan Benadad
Le 14/10/2026 à 19h18