USFP: la bataille des portefeuilles ministériels fait rage

Driss Lachgar, premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires.

Driss Lachgar, premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires.

Revue de presseAlors que l’Union socialiste des forces populaires (USFP) discute toujours en coulisses du nombre et de la nature des portefeuilles ministériels qui lui seront attribués dans le prochain gouvernement, les noms de dirigeants ittihadis ministrables circulent déjà. Cette shortlist a été vivement critiquée par certains militants qui exigent l’adoption de critères objectifs pour le choix des ministres qui représenteront l’USFP dans le gouvernement, tout en fixant des limites aux pouvoirs du premier secrétaire du parti dans ces choix. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 13/10/2026 à 21h56

Depuis que l’USFP a annoncé, samedi dernier, son choix de participer à la prochaine majorité gouvernementale, choix confirmé par Fatima-Zahra Mansouri, cheffe du gouvernement désignée, la bataille de la «ministrabilité» bat son plein au sein du parti de la rose. Dans son édition du mercredi 14 octobre, le quotidien arabophone Al Akhbar rapporte que, dès l’annonce officielle du parti de l’Istiqlal, du Parti du progrès et du socialisme et de l’USFP comme partenaires du Parti authenticité et modernité (PAM) au sein du prochain gouvernement, des noms de personnalités de l’USFP proposées pour entrer dans ce gouvernement en gestation ont commencé à circuler.

Selon des sources proches du parti, Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, serait derrière la confection de cette première liste. Elle comprendrait Abderrahim Chahid, ancien président du groupe ittihadi à la Chambre des représentants, Ahmed El Aked, directeur du groupe parlementaire ittihadi, et Khaoula Lachgar, fille de Driss Lachgar.

La présence de la fille du premier secrétaire de l’USFP au sein de cette liste est très critiquée. Même si ce choix n’est pas encore officiel et peut s’apparenter à un ballon d’essai, il a suscité de forts remous et la réprobation de certains dirigeants et militants du parti. Ces derniers exigent l’adoption de critères objectifs dans le choix des ministres qui représenteront le parti au sein du gouvernement de Fatima-Zahra Mansouri. Ces critères doivent être basés sur la compétence, l’expérience politique et la représentativité électorale. Les choix seront également affinés en fonction de la nature et du nombre de strapontins accordés à l’USFP.

La gestion du choix des futurs ministres de l’USFP fait donc débat. Des voix exigent de vastes consultations pour la désignation des ministres du parti, une mission qui ne doit pas rester du ressort du seul premier secrétaire.

Al Akhbar ajoute que ce débat ne concerne pas seulement le choix des ministres du parti, mais s’étend aussi à la nature des ministères qui seront dévolus à l’USFP. Les dirigeants du parti auraient demandé qu’on leur octroie les départements de la Justice et des Relations avec le Parlement, en plus du secrétariat d’État. Avec de tels départements, Driss Lachgar n’a pas fait le gros ventre, mais il doit davantage faire le dos rond face aux critiques postélectorales qui l’ont ciblé, attisées par l’intégration de sa fille à la liste des ministrables du parti.

Par La Rédaction
Le 13/10/2026 à 21h56