Environ 90% des promesses électorales faites par les partis de la future coalition gouvernementale seraient maintenues dans le programme gouvernemental en vue de leur concrétisation.
À ce propos, «les chefs des partis politiques de l’Istiqlal (PI), de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS) examinent avec Fatima Ezzahra El Mansouri, cheffe du gouvernement, les points communs de leurs programmes en vue de les intégrer au programme gouvernemental qui sera présenté au Parlement afin d’obtenir le vote de confiance», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mardi 13 octobre.
D’après les sources du quotidien, «Fouzi Lekjaa sera chargé de revoir le programme dans son intégralité pour déterminer, parmi les points présentés par les alliés dans leurs programmes électoraux, ceux qui pourraient être concrétisés et ceux qui nécessitent du temps pour être progressivement appliqués, comme la baisse de l’impôt sur le revenu».
Dans les 100 premiers jours, indiquent les mêmes sources, «les chefs des partis de la majorité comptent concrétiser des actions comme le relèvement de 30 à 35 ans de la limite d’âge pour l’accès aux concours de l’enseignement afin de garantir une plus grande égalité des chances entre les jeunes, ainsi que la modification du décret régissant les aides sociales directes pour que seul le revenu soit pris en compte, tout en procédant à des augmentations annuelles progressives de ces aides pour atteindre 1 000 dirhams vers la fin du mandat gouvernemental».
Pour ce qui est des prix des fruits et légumes, une réunion restreinte est envisagée entre la cheffe du gouvernement et les ministres de l’Économie et des Finances, du Commerce et de l’Industrie, de l’Agriculture et de l’Intérieur pour lutter contre la spéculation et assurer une baisse progressive des prix, en attendant la mise en place des sociétés régionales et l’adoption des lois qui régiront leurs activités.
Parallèlement à ces mesures, ajoute le quotidien, une charte de la majorité serait en cours de préparation. Tout à fait différente de celle qui existe déjà, elle viserait à donner plus de liberté aux parlementaires pour critiquer les actions gouvernementales, faire des propositions et conclure des accords avec des collectivités locales afin de concrétiser des projets de développement.




