«La répartition équitable dans les régions du Maroc des universités et des établissements universitaires affiliés, est devenue l’un des objectifs principaux de la réforme», a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur Azzedine El Midaoui du haut de la tribune de la Chambre des représentants. On s’achemine, a-t-il ajouté, vers la création d’ici 2030 de 27 nouvelles universités réparties sur le territoire, avec le but que chacune accueille environ 40.000 étudiants: «Actuellement nos universités accueille en moyenne 95.000 étudiants, contre 23.000 en France, 20.000 en Espagne ou 15.000 au Canada».
Par ailleurs, le budget de la construction du siège de la présidence des universités est estimé par la nouvelle réforme à 200 millions de dirhams. Le ministre issue du PAM (majorité) a demandé aux députés de patienter, car la réforme a été initiée en 2025, et les premières étapes de la restructuration viennent de commencer. La réforme pédagogique, les présidences des universités, les cités universitaires, les bourses, la recherche scientifique sont autant de chantiers inscrits dans le cadre de la nouvelle loi cadre sur l’enseignement supérieur, a déclaré M. El Midaoui.
Lors de cette même séance, Omar Hejjira, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, a tenté de convaincre les députés de la nécessité de doper les exportations via une production accrue. Il a reconnu que certains des 12 accords de libre-échange signés avec une centaine de pays ont contribué à créer un déséquilibre commercial.
«Avec nos partenaires, nous allons évoquer cette question de déséquilibre commercial au détriment de notre commerce extérieur», a déclaré le ministre istiqlalien, qui souhaite privilégier une large diversité de marchés étrangers, notamment en Asie (Indonésie) et en Amérique latine.
L’Afrique constitue également une destination de choix pour le commerce extérieur marocain, avec par exemple le marché prometteur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui vise à intégrer les économies de ses 15 États membres par la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes.




