Placée sous le thème «TPME 2030: fiscalité, digital et financement au service de la compétitivité», la septième édition du Forum international de la très petite et moyenne entreprise s’est tenue à la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Casablanca-Settat. «L’événement s’est articulé autour de quatre temps forts. Dès l’ouverture des travaux, la présidente du forum, Amal Cherif Haouat, a rappelé la vocation de cette plateforme de proximité, qui fait le pont entre les sphères publique et privée», rapporte le quotidien L’Économiste dans son édition du mardi 27 octobre. En mettant l’accent sur la transition fiscale, la transformation numérique et la recherche de solutions concrètes, elle a souligné combien les entrepreneurs ont besoin d’une information claire et d’un accompagnement sur mesure à l’horizon 2030 et au-delà.
Abondant dans le même sens, le président de la CCIS de Casablanca-Settat, Hassan Berkani, a mis en lumière le rôle d’interface que joue son institution entre les entreprises et les administrations. Grâce à ses actions de médiation et aux vingt-trois services gratuits qu’elle propose, la chambre consulaire s’engage activement aux côtés des entrepreneurs. Son président a également salué la création récente du ministère de l’Intelligence artificielle, perçu comme un puissant levier de développement économique national.
Le deuxième temps fort de la journée a été marqué par un échange privilégié avec Anouar Ismaïli Alaoui, directeur général de Maroc PME et invité d’honneur de cette édition. Ce dernier a dressé un panorama saisissant en rappelant que les très petites entreprises constituent 95% du tissu économique national, tout en ne générant que 15% de la richesse. «Face aux crises successives et à la hausse des coûts, les chefs d’entreprise font preuve d’une résilience remarquable, malgré la rudesse du combat quotidien qu’ils mènent pour assurer la survie de leurs entreprises», souligne L’Économiste.
Pour répondre à ces mutations structurelles, le directeur général a présenté la feuille de route Orbit 2030 ainsi que le Pacte TPME. Reposant sur une offre d’accompagnement évolutive, une expertise avérée et une synergie public-privé renforcée, la stratégie Orbit 2030 sera prochainement déployée par l’intermédiaire des centres régionaux d’investissement des douze régions du Royaume. La plateforme Jisr Al Mokawala permettra, quant à elle, de digitaliser l’ensemble des démarches et de réduire considérablement les délais de traitement : une première réponse sera apportée sous quarante-huit heures et la validation définitive interviendra dans un délai d’un mois.
La suite de la journée a donné lieu à des discussions approfondies lors de deux panels thématiques, dont le premier était consacré à la transition fiscale et à la dématérialisation des factures. Les représentants de la Direction générale des impôts ont rassuré l’auditoire en expliquant que le dispositif de facturation électronique s’appuiera sur un circuit hautement sécurisé, avec une validation en temps réel. Il facilitera ainsi la gestion comptable des entreprises, pour un coût de mise en œuvre particulièrement faible. Les experts comptables ont également été invités à renforcer leur rôle de conseil stratégique auprès des structures de petite taille.
Le dernier panel s’est penché sur les problématiques de financement, de garantie et d’orientation. Les échanges ont révélé que les blocages des dossiers bancaires proviennent souvent d’un manque d’accompagnement en amont plutôt que de la seule frilosité du secteur bancaire. Les représentants de Tamwilcom ont ainsi détaillé la panoplie d’instruments de garantie et de services financiers disponibles pour sécuriser les investissements des entrepreneurs et faciliter leur accès au crédit bancaire. Ce panel a clos un forum résolument tourné vers l’efficience opérationnelle des structures de petite taille.




