Un horrible crime impliquant une femme mariée, son voisin et une autre femme localité de Souk El Arbaa du Gharb, dans la province de Kénitra, a été découvert le 21 octobre dernier. Selon Assabah de ce mardi 27 octobre, «une femme mariée à un ressortissant marocain installé en Espagne depuis 2019, qui l’avait abandonnée avec ses deux fils, s’est retrouvée dans une relation extraconjugale avec un escroc. Ce dernier se faisait passer pour un natif de Touarga, et prétendait avoir des contacts pour obtenir des contrats de travail dans la péninsule ibérique». Quelques jours plus tard, indiquent les sources du quotidien, «les victimes des contrats fictifs en Espagne se sont rendues au domicile de cette femme dans le quartier Essalam à Souk El Arbaa du Gharb pour y manifester leur mécontentement et réclamer leur argent, dont le montant s’élève à 260.000 dirhams». Craignant que les voisins ne découvrent sa relation avec l’escroc, cette femme a décidé «de vendre son local commercial afin de régler les dettes de son amant et de clore définitivement l’affaire».
Cette opération faite, poursuit le quotidien, l’escroc «a commencé à s’absenter et à manœuvrer pour ne pas lui rembourser son argent». Après plusieurs tentatives, précisent les sources du quotidien, cette femme «a décidé de frapper un grand coup. C’est ainsi qu’elle l’a invité un soir pour lui glisser du poison dans son verre, avant qu’il ne s’évanouisse sur le champ dans la chambre».
À ce moment-là, indiquent les mêmes sources, «elle a fait appel à son voisin pour l’étouffer à mort, avant de transporter le cadavre sur la terrasse de la maison afin de le brûler et de le découper». Elle a ensuite enterré sa tête et ses membres sur les lieux du crime, alors que son tronc a été confié à une autre femme, précisent les sources du quotidien. Cette complice a emmené le tronc de la victime «dans une charrette jusqu’à la décharge de la ville, pour l’y enterrer, en contrepartie d’une somme de 1 000 dirhams».
Après avoir froidement mis à exécution cette tentative de dissimulation de son crime, la suspecte s’est rendue «à Meknès où elle a raconté cette histoire abominable à sa sœur, en lui demandant de prendre soin de ses enfants», au cas où elle serait arrêtée. Refusant d’être sa complice, cette femme s’est rendue à la police où elle a dénoncé sa soeur, qui a été arrêtée, sitôt que les autorités de Souk El Arbaa du Gharb ont été alertées.
Sur les lieux de son arrestation, les autorités locales et la police judiciaire de Souk El Arbaa du Gharb ont découvert des traces de ce crime encore présente dans la chambre, de même que la tête et les membres de la victime, qui ont été enterrés à l’extérieur, de même que son tronc, qui avait été enfoui par cette femme qui avait accepté d’être sa complice, dans la décharge publique.
Tout au long de leur audition, les trois accusés, la principale suspecte, son voisin et la femme qui est accusée d’être sa complice, n’ont pu qu’avouer les faits abominables qui leur étaient reprochés. Ils sont actuellement en prison, en attendant que leur procès débute, indique le quotidien.




