Deux dangereux frères déférés pour homicide volontaire après trois mois d’hospitalisation sous surveillance

Une scène de crime. (Photo d'illustration)

Revue de presseArrêtés le 20 juin à Salé après une confrontation armée avec la gendarmerie et la police, deux frères accusés du meurtre d’un jeune homme à Aïn Atiq ont été hospitalisés pendant trois mois sous surveillance policière avant d’être déférés samedi devant le parquet de Rabat, puis placés en détention à la prison de Tamesna pour homicide volontaire. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 20/09/2026 à 20h28

Il y a trois mois, deux frères, considérés comme dangereux, commettaient un crime odieux à Aïn Atiq. Leur arrestation fut le fruit d’une opération spectaculaire, menée par un commando composé d’éléments de la gendarmerie royale et de la police, contraints de faire usage de leurs armes de service.

«Les deux prévenus, accusés d’avoir assassiné un jeune homme, ont quitté l’hôpital régional Moulay Abdellah de Salé pour être déférés, samedi dernier, devant le procureur général du Roi près la cour d’appel de Rabat», rapporte Al Akhbar de ce lundi 21 septembre. Le magistrat les a auditionnés et leur a notifié le chef d’inculpation, avant de les traduire devant le juge d’instruction, sollicitant de ce dernier qu’ils soient soumis à une enquête approfondie. Le même jour, le juge d’instruction a ordonné le placement en détention des deux frères, nés en 1963 et 1968 à Khémisset, à la prison de Tamesna, aux environs de Rabat, sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Les faits remontent au 20 juin dernier, lorsque des éléments de la gendarmerie de Témara et de la police de Salé furent contraints de tirer des coups de feu pour appréhender deux frères qualifiés de dangereux. Les mis en cause sont accusés d’avoir tué un jeune homme d’une vingtaine d’années.

L’intervention des forces de sécurité fut marquée par une grave confrontation, les deux suspects ayant opposé une résistance farouche à l’aide de sabres et d’autres armes blanches, mettant en danger le commando d’intervention. Contraints de riposter, les membres de ce dernier ont tiré des coups de feu qui ont atteint les deux mis en cause aux membres inférieurs, avant leur transfert aux urgences pour recevoir les soins nécessaires. Ils sont restés hospitalisés pendant trois mois sous contrôle policier, avant d’être déférés, samedi dernier, devant le parquet pour homicide volontaire.

L’enquête révèle que les deux accusés, qui résident à Salé et possèdent une maison de campagne dans la périphérie de la commune d’Aïn Atiq, avaient attiré le jeune homme pour déjeuner avec eux, alors qu’ils avaient prémédité leur acte. «Selon leurs déclarations, ils entendaient se venger de lui en raison de ce qu’ils ont qualifié d’agressions répétées et de ciblage de leurs intérêts dans la région. Ils l’ont tué de manière odieuse, lui assénant plusieurs coups de couteau en diverses parties du corps», relaie Al Akhbar.

Un communiqué des services de sécurité de Salé indique qu’un officier et un inspecteur de police exerçant dans la zone de Layayda (Salé) ont été contraints d’utiliser leurs armes de service pour neutraliser le danger que représentaient deux individus recherchés pour meurtre, en proie à un état de forte impulsion. Ces derniers ont affiché une résistance farouche, usant d’armes blanches et faisant peser une menace imminente sur la sécurité des personnes et des biens, ainsi qu’une menace directe à l’encontre des fonctionnaires de police.

Par Hassan Benadad
Le 20/09/2026 à 20h28