Sidi Yahia Zaër: le corps d’un maçon exhumé clandestinement le lendemain de son enterrement

Scène de crime.

Scène de crime. . DR

Revue de presseDans l’effroi et la stupeur, les habitants de Sidi Yahia Zaër ont appris, au lendemain d’une inhumation, qu’un maçon récemment décédé avait été extrait de sa tombe dans des circonstances pour le moins troublantes. Entre hypothèses occultes et pistes crapuleuses, l’enquête est toujours en cours pour lever le voile sur ce geste macabre. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 02/09/2026 à 19h38

Les services de la gendarmerie royale de Sidi Yahia Zaër, épaulés par les autorités territoriales, s’emploient depuis plusieurs jours à élucider les circonstances d’une exhumation clandestine survenue dans la nuit suivant l’enterrement d’un maçon, lundi dernier. Cet acte funeste, d’une rare gravité, a plongé la famille du défunt dans une profonde consternation et suscité une vive mobilisation des forces de l’ordre dans la région.

«Originaire de la commune de Moulay Bouazza, dans la province de Khénifra, l’homme, âgé d’une quarantaine d’années, avait été admis à l’hôpital Mohammed VI de Bouskoura après avoir été transféré de Deroua à la suite d’un malaise soudain», rapporte Assabah de ce jeudi 3 septembre. Sa dépouille fut ensuite rapatriée à Sidi Yahia Zaër, où il résidait avec son épouse et ses deux enfants, afin d’y recevoir une sépulture conforme aux rites funéraires.

Une fois la cérémonie achevée et les proches dispersés, le gardien nocturne du cimetière découvrit, dès l’aube, un spectacle glaçant: la partie supérieure du cercueil, arrachée de la fosse, gisait à proximité d’une tombe voisine. Il alerta sans délai les éléments de la gendarmerie ainsi que les autorités locales, qui se rendirent immédiatement sur les lieux. Sur place, ils constatèrent que le corps avait été exhumé, puis repositionné dans la sépulture, mais privé du couvercle et de la partie haute du cercueil.

La scène fut aussitôt confiée aux techniciens de la police scientifique et technique, chargés de procéder à des relevés d’empreintes et à un recueil minutieux d’indices. Toutefois, l’humidité du corps, encore fraîchement inhumé, avait rendu la terre argileuse et glissante, compliquant toute tentative de prélèvement exploitable.

Dans le cadre de l’enquête préliminaire, les enquêteurs de la gendarmerie judiciaire ont avancé deux hypothèses principales. La première, jugée la plus plausible, évoque un acte relevant de pratiques occultes: les auteurs auraient cherché à s’emparer des mains ou des cheveux du défunt à des fins de charlatanisme ou de sorcellerie. «La seconde, bien que moins convaincante, écarte l’idée d’une manœuvre frauduleuse visant à usurper l’identité du maçon pour céder ses biens au moyen de sa signature», écrit Assabah.

Les investigations ont toutefois révélé que l’homme ne possédait qu’un modeste appartement situé dans le quartier Al Amal à Sidi Yahia Zaër, obtenu dans le cadre d’un programme de relogement d’anciens bidonvilles. Aucun autre bien immobilier, que ce soit dans sa commune d’origine, Moulay Bouazza, ou dans le ressort de la préfecture de Skhirat-Témara, n’a pu être recensé à son nom.

Par Hassan Benadad
Le 02/09/2026 à 19h38