Rentrée scolaire: plusieurs libraires boycottent les manuels scolaires du programme des Écoles pionnières

Devanture d'une librairie, à Rabat.

Revue de presseLes désaccords entre les éditeurs et les libraires professionnels autour de la marge de bénéfice sur la vente des manuels scolaires du programme des Écoles pionnières ont poussé plusieurs libraires à boycotter leur vente, ce qui se répercute sur les parents et les élèves. Les détails dans cette revue de presse qui provient du quotidien Assabah.

Le 02/09/2026 à 18h43

À l’orée de la rentrée scolaire de cette année, plusieurs libraires ont décidé de boycotter les manuels scolaires du programme des Écoles pionnières, ce qui pourrait provoquer des désagréments à de nombreux parents et élèves. «Le boycott aurait été décidé en raison de la marge de bénéfice sur les prix de vente déjà déterminés et mentionnés par les éditeurs», rapporte le quotidien Assabah dans son édition de ce jeudi 3 septembre.

Cette situation provoquera certainement des galères pour les parents, car «l’ensemble des manuels indiqués ne sera pas disponible dans un seul point de vente», font remarquer les sources du quotidien.

D’après la Ligue des libraires au Maroc, «la responsabilité de cet état de fait ne devrait pas être imputée aux seuls libraires, surtout avec cette marge de bénéfice non équitable, appelant à résoudre les dysfonctionnements dans les relations entre éditeurs et libraires, sans que cela n’ait des répercussions sur les parents et tuteurs d’élèves», indiquent les mêmes sources.

À cela s’ajoute, estime la Ligue des libraires au Maroc, l’anarchie qui ronge le secteur, notamment avec l’intervention dans les circuits de vente des manuels scolaires, d’autres acteurs non professionnels.

Dans le même sillage, la Ligue des libraires souligne également dans un communiqué rendu public à cette occasion que ces pratiques constituent une concurrence déloyale envers les librairies professionnelles qui s’acquittent de leurs charges règlementaires pour exercer cette activité conformément aux lois en vigueur. La vente des manuels scolaires à des prix élevés par des acteurs non professionnels a été aussi dénoncée par le communiqué des libraires professionnels, qui ajoutent que la Ligue des libraires professionnels avait déjà adressé une correspondance dans ce sens au ministère de l’Intérieur et au département de l’Éducation nationale, du préscolaire et des Sports, attirant leur attention sur les dysfonctionnements qui émaillent le secteur et plongent le marché dans plus d’anarchie.

Par La Rédaction
Le 02/09/2026 à 18h43